10 juillet 2008
Etre cocu et payer la chambre!
N’importe quelle ménagère qui ouvre son porte-monnaie, au marché, vous dira que son pouvoir d’achat s’effiloche. Le train des hausses va bon train : Essence, denrées alimentaires, gaz, électricité, loyers, transports, inscriptions en faculté…(attendons la fin du mois d’août pour compléter la liste)
Bref ! tout fout le camp !
Et les salaires ? …Ils sont bien sages, merci !
Et les retraites ? …Elles sont bien sages aussi, merci !
Et le remboursement des médicaments ? ..Il diminue, merci ! Enfin quelque chose qui diminue !
Mais voilà, le bon peuple ne veut pas de cette sagesse là. Il veut des salaires et des retraites et des remboursements de soins prêts à faire l’école buissonnière dès la rentrée. Alors il s’échauffe, il râle à tous les coins de rues : « On s’en fout des réformes, on veut des sous ! »
N’importe quelle ménagère qui sait que deux et deux font quatre vous dira donc que le pouvoir d’achat lui a posé un lapin. Elle le soupçonne même de quelque infidélité.
Combien de cocus, comme la ménagère ? C’est impossible à chiffrer. Il est vraisemblable cependant que leur nombre augmente rapidement de jour en jour . Vous voyez bien que, les remboursements mis à part, tout augmente !
Eh bien ! le gouvernement n’est pas d’accord. Les Français n’ont rien compris. De Gaulle nous traitait de veaux, aujourd’hui tout juste si on ne nous accuse pas d’être des ânes.
Et comme les ânes n’ont rien compris, on va leur expliquer à la télévision, à coups de spots, que puisque le gouvernement s’acharne à faire des réformes, qu’il économise sur l’avenir en supprimant des postes d’enseignants, le pouvoir d’achat nous est garanti… pour demain. Promis, juré ! C’est pour demain !
Le naïf : « Ils disent tout ça à la télévision, c’est pour demain ? »
La ménagère : « Oui ! Ils disent ça ! Et ça nous coûte 4,3 millions d’euros. »
Le naïf : « Soyons patients ! S’ils ont trouvé 4,3 millions d’euros, c’est que le pays n’est plus en faillite, que les caisses ne sont plus vides. Ces 4,3 millions d’euros vont augmenter le pouvoir d’achat des publicitaires. Vous voyez que ça commence bien ! Allez, notre tour viendra ! »
La ménagère qui fait la gueule en ouvrant son porte-monnaie : « J’appelle ça être cocu et payer la chambre. »
Molière ! pourquoi nous as-tu quittés ? Tu nous régalerais bien d’une nouvelle version des « Précieuses ridicules ! »
01:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cocu, payer, chambre, augmentations, pouvoir d'achat, spots
Etre cocu et payer la chambre!
N’importe quelle ménagère qui ouvre son porte-monnaie, au marché, vous dira que son pouvoir d’achat s’effiloche. Le train des hausses va bon train : Essence, denrées alimentaires, gaz, électricité, loyers, transports, inscriptions en faculté…(attendons la fin du mois d’août pour compléter la liste)
Bref ! tout fout le camp !
Et les salaires ? …Ils sont bien sages, merci !
Et les retraites ? …Elles sont bien sages aussi, merci !
Et le remboursement des médicaments ? ..Il diminue, merci ! Enfin quelque chose qui diminue !
Mais voilà, le bon peuple ne veut pas de cette sagesse là. Il veut des salaires et des retraites et des remboursements de soins prêts à faire l’école buissonnière dès la rentrée. Alors il s’échauffe, il râle à tous les coins de rues : « On s’en fout des réformes, on veut des sous ! »
N’importe quelle ménagère qui sait que deux et deux font quatre vous dira donc que le pouvoir d’achat lui a posé un lapin. Elle le soupçonne même de quelque infidélité.
Combien de cocus, comme la ménagère ? C’est impossible à chiffrer. Il est vraisemblable cependant que leur nombre augmente rapidement de jour en jour . Vous voyez bien que, les remboursements mis à part, tout augmente !
Eh bien ! le gouvernement n’est pas d’accord. Les Français n’ont rien compris. De Gaulle nous traitait de veaux, aujourd’hui tout juste si on ne nous accuse pas d’être des ânes.
Et comme les ânes n’ont rien compris, on va leur expliquer à la télévision, à coups de spots, que puisque le gouvernement s’acharne à faire des réformes, qu’il économise sur l’avenir en supprimant des postes d’enseignants, le pouvoir d’achat nous est garanti… pour demain. Promis, juré ! C’est pour demain !
Le naïf : « Ils disent tout ça à la télévision, c’est pour demain ? »
La ménagère : « Oui ! Ils disent ça ! Et ça nous coûte 4,3 millions d’euros. »
Le naïf : « Soyons patients ! S’ils ont trouvé 4,3 millions d’euros, c’est que le pays n’est plus en faillite, que les caisses ne sont plus vides. Ces 4,3 millions d’euros vont augmenter le pouvoir d’achat des publicitaires. Vous voyez que ça commence bien ! Allez, notre tour viendra ! »
La ménagère qui fait la gueule en ouvrant son porte-monnaie : « J’appelle ça être cocu et payer la chambre. »
Molière ! pourquoi nous as-tu quittés ? Tu nous régalerais bien d’une nouvelle version des « Précieuses ridicules ! »
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Etre cocu et payer la chambre!
N’importe quelle ménagère qui ouvre son porte-monnaie, au marché, vous dira que son pouvoir d’achat s’effiloche. Le train des hausses va bon train : Essence, denrées alimentaires, gaz, électricité, loyers, transports, inscriptions en faculté…(attendons la fin du mois d’août pour compléter la liste)
Bref ! tout fout le camp !
Et les salaires ? …Ils sont bien sages, merci !
Et les retraites ? …Elles sont bien sages aussi, merci !
Et le remboursement des médicaments ? ..Il diminue, merci ! Enfin quelque chose qui diminue !
Mais voilà, le bon peuple ne veut pas de cette sagesse là. Il veut des salaires et des retraites et des remboursements de soins prêts à faire l’école buissonnière dès la rentrée. Alors il s’échauffe, il râle à tous les coins de rues : « On s’en fout des réformes, on veut des sous ! »
N’importe quelle ménagère qui sait que deux et deux font quatre vous dira donc que le pouvoir d’achat lui a posé un lapin. Elle le soupçonne même de quelque infidélité.
Combien de cocus, comme la ménagère ? C’est impossible à chiffrer. Il est vraisemblable cependant que leur nombre augmente rapidement de jour en jour . Vous voyez bien que, les remboursements mis à part, tout augmente !
Eh bien ! le gouvernement n’est pas d’accord. Les Français n’ont rien compris. De Gaulle nous traitait de veaux, aujourd’hui tout juste si on ne nous accuse pas d’être des ânes.
Et comme les ânes n’ont rien compris, on va leur expliquer à la télévision, à coups de spots, que puisque le gouvernement s’acharne à faire des réformes, qu’il économise sur l’avenir en supprimant des postes d’enseignants, le pouvoir d’achat nous est garanti… pour demain. Promis, juré ! C’est pour demain !
Le naïf : « Ils disent tout ça à la télévision, c’est pour demain ? »
La ménagère : « Oui ! Ils disent ça ! Et ça nous coûte 4,3 millions d’euros. »
Le naïf : « Soyons patients ! S’ils ont trouvé 4,3 millions d’euros, c’est que le pays n’est plus en faillite, que les caisses ne sont plus vides. Ces 4,3 millions d’euros vont augmenter le pouvoir d’achat des publicitaires. Vous voyez que ça commence bien ! Allez, notre tour viendra ! »
La ménagère qui fait la gueule en ouvrant son porte-monnaie : « J’appelle ça être cocu et payer la chambre. »
Molière ! pourquoi nous as-tu quittés ? Tu nous régalerais bien d’une nouvelle version des « Précieuses ridicules ! »
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Etre cocu et payer la chambre!
N’importe quelle ménagère qui ouvre son porte-monnaie, au marché, vous dira que son pouvoir d’achat s’effiloche. Le train des hausses va bon train : Essence, denrées alimentaires, gaz, électricité, loyers, transports, inscriptions en faculté…(attendons la fin du mois d’août pour compléter la liste)
Bref ! tout fout le camp !
Et les salaires ? …Ils sont bien sages, merci !
Et les retraites ? …Elles sont bien sages aussi, merci !
Et le remboursement des médicaments ? ..Il diminue, merci ! Enfin quelque chose qui diminue !
Mais voilà, le bon peuple ne veut pas de cette sagesse là. Il veut des salaires et des retraites et des remboursements de soins prêts à faire l’école buissonnière dès la rentrée. Alors il s’échauffe, il râle à tous les coins de rues : « On s’en fout des réformes, on veut des sous ! »
N’importe quelle ménagère qui sait que deux et deux font quatre vous dira donc que le pouvoir d’achat lui a posé un lapin. Elle le soupçonne même de quelque infidélité.
Combien de cocus, comme la ménagère ? C’est impossible à chiffrer. Il est vraisemblable cependant que leur nombre augmente rapidement de jour en jour . Vous voyez bien que, les remboursements mis à part, tout augmente !
Eh bien ! le gouvernement n’est pas d’accord. Les Français n’ont rien compris. De Gaulle nous traitait de veaux, aujourd’hui tout juste si on ne nous accuse pas d’être des ânes.
Et comme les ânes n’ont rien compris, on va leur expliquer à la télévision, à coups de spots, que puisque le gouvernement s’acharne à faire des réformes, qu’il économise sur l’avenir en supprimant des postes d’enseignants, le pouvoir d’achat nous est garanti… pour demain. Promis, juré ! C’est pour demain !
Le naïf : « Ils disent tout ça à la télévision, c’est pour demain ? »
La ménagère : « Oui ! Ils disent ça ! Et ça nous coûte 4,3 millions d’euros. »
Le naïf : « Soyons patients ! S’ils ont trouvé 4,3 millions d’euros, c’est que le pays n’est plus en faillite, que les caisses ne sont plus vides. Ces 4,3 millions d’euros vont augmenter le pouvoir d’achat des publicitaires. Vous voyez que ça commence bien ! Allez, notre tour viendra ! »
La ménagère qui fait la gueule en ouvrant son porte-monnaie : « J’appelle ça être cocu et payer la chambre. »
Molière ! pourquoi nous as-tu quittés ? Tu nous régalerais bien d’une nouvelle version des « Précieuses ridicules ! »
01:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cocu, payer, chambre, augmentations, pouvoir d'achat, spots
17 mai 2008
Moyenne, quand tu nous tiens!
Prenez un homme d’un poids respectable de 98 Kg, mettez-le à côté d’un congénère qui n’en pèse que 64, vous pourrez toujours dire que vous disposez d’un poids moyen de 81 Kg. Si vous laissez chaque individu disposer de sa masse musculaire, ce calcul est absurde car dans la réalité vous serez confronté à un fort et à un faible, l’homme de 81Kg issu de vos calculs, étant fictif.
C’est bien ce qui se passe dans le jeu des statistiques. Celles-ci dernièrement font état d’une augmentation du pouvoir d’achat de 3,7 pour cent. Et le gouvernement de s’emparer aussitôt de ce « résultat » inespéré pour le claironner aux six coins de l’hexagone.
D’abord ce chiffre est sujet à caution, celui de l’Insee étant de 2 pour cent sans que cet organisme prenne en compte l’augmentation de la population qui est de o,5 pour cent l’an. (environ 300 000 personnes/an sont exclues des calculs).
Pour revenir à la moyenne, entre le PDG d’une puissante firme dont le salaire a augmenté de 30 pour cent et le petit retraité qui verra sa retraite gonfler de 0,8 pour cent dès septembre, on pourra toujours brandir une bonne moyenne de 3,7. Le premier rigolera en douce, le second écarquillera les yeux. On voudrait nous faire prendre les vessies pour des lanternes, on ne « moyennerait » pas mieux.
« Ce résultat est l’effet des premières mesures ! Chante sans complexe le gouvernement : exemple la défiscalisation des heures supplémentaires ! »
Tout le monde sait que cette mesure, qui coûtera plus de six milliards, par un effet d’aubaine ne sert en général qu’à financer des heures supplémentaires qui existaient déjà. Autrement dit le plus gros du paquet fiscal va être empoché par les patrons. Entre l’ouvrier qui travaille plus pour gagner plus et la direction qui encaisse plus , sans lever le petit doigt, on pourra toujours calculer la bonne moyenne.
Conclusion (sans statistique) : le gain du pouvoir d’achat est, et reste concentré sur les plus hauts revenus. Pas sûr que ce genre de moyenne aide le pays à passer dans la classe supérieure.
20:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : moyenne, pouvoir d'achat, gain, retraite, haut revenu


