MXX37
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

25 avril 2017

La dernière cartouche.

Lire la suite

15 avril 2017

L'habitude de la corruption.

L’habitude de la corruption, comme toutes les habitudes, finit par la rendre naturelle.

Le plus grave n’est pas que l’homme politique monte un système pour puiser dans l’argent public, mais qu’il trouve cela naturel, comme s’il s’agissait d’un privilège de classe.

On le voit à la réaction qu’il a lorsque la presse porte son affaire devant l’opinion publique. Il prend cela pour une agression, une manœuvre dilatoire. On a même utilisé le terme d’assassinat politique, comme si la manifestation d’une certaine vérité était un crime.

Peu importe que ce soit honteux, puisque c’est légal.

Sauf que si on ne veut pas être couvert de boue (on pourrait employer un mot plus fort), il ne faut pas la fabriquer.

Voilà dans quel constat se trouve le corps électoral déboussolé de cette extraordinaire campagne électorale 2017 .

Il a le choix de voter pour au moins deux candidats enfoncés jusqu’au cou, en se pinçant le nez ou se tourner vers d’autres choix qui peuvent paraître hasardeux.

Mélenchon est un tribun rompu aux effets de manches qui propose des solutions radicales pour faire table rase d’un régime à bout de souffle. Cela peut paraître séduisant.

Hamon a gagné les primaires en proposant le « revenu universel ». C’est une idée généreuse qui probablement va faire son chemin. Mais elle arrive trop tôt. Ni la mentalité du pays, ni surtout ses finances ne se prêtent à sa réalisation.

Est-ce bien sage de voter pour eux ?

Le premier, s’il veut tenir parole doit chercher d’urgence cent quarante milliards. Le second est devant un gouffre de quatre cents milliards. Une paille de glaneuse.

La France qui sort d’une crise financière d’une extrême gravité et d’une gestion depuis plus de vingt ans à la petite semaine (sauf finalement, en partie, celle de Hollande dont on reconnaîtra un jour l’efficacité et le courage) n’a pas les moyens de se payer un chamboulement. Sa priorité est de reconstruire son économie et de trouver du travail à tout le monde.

La grand Révolution, celle de 1789, a été possible, parce que le pays était très riche. Les historiens ne le disent pas assez parce que cette richesse était mal répartie. Une révolution n’est pas envisageable aujourd’hui.

Alors pour qui voter ?

Je vous propose comme moi de laisser les idées de côté. Je vote contre mes idées, mais je vote utile.

Un homme jeune paraît vouloir changer les mœurs, les pratiques, les méthodes, d’une classe politique terne qui une fois les élections passées s’endort dans des fauteuils de notables en oubliant les promesses faites la main sur le cœur. Ouvrons la fenêtre pour respirer de l’air pur !

Faisons le pari de Pascal. Donnons la chance à cet homme. Donnons-nous une chance, enfin !

Je voterai sans hésiter, Emmanuel Macron.

31 janvier 2017

Des poules qui ont des dents.

On vante la vue perçante du vautour. Son odorat est peut-être meilleur. Il flaire à des kilomètres la proie blessée. Dimanche soir on a vu une tête, certes pas nouvelle, mais qu’on n’avait pas vue depuis longtemps : François Barouin. Il fait le service minimum. C’est le moins qu’il puisse faire. On sait que François Barouin, contre ses convictions, a rejoint Sarkozy avant les primaires uniquement par inimitié pour Fillon. Selon certaines rumeurs il ne pardonnerait pas à l’ancien premier ministre de l’avoir viré du gouvernement. Bref le François ne parle plus à François. Que venait-il faire alors au journal de vingt heures ? Montrer sa tête simplement. Se rappeler au bon souvenir de ses amis, montrer qu’il est solidaire de l’homme qui se noie et qu’il a chevillé au corps l’esprit de famille. On ne sait jamais ! La politique est cruelle, on le voit bien, et l’esprit de corps l’emporte sur les sentiments. Dans les coulisses du théâtre on doute déjà que Fillon puisse aller jusqu’au bout. Alors les conciliabules vont bon train pour lui trouver un remplaçant. La panique est totale. Juppé ? Juppé dans sa tasse de petit-lait leur a fait dire qu’il faudrait venir le chercher en tenue de bourgeois de Calais : la corde au cou. Mais Juppé a 70 ans. C’est papy gâteau à côté de Macron (38 ans) et de Hamon (39 ans) . C’est vrai que Barouin passe bien à la télé, qu’il a de la prestance…Et il fait jeune encore, malgré son expérience… Vous ne trouvez pas ? Comme dans le ciel d’un bon western, les vautours tournent avec patience, ou peut-être est-ce des poules qui ont des dents.