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25 avril 2017

La dernière cartouche.

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01 mars 2017

Sauvons-nous les-uns les-autres

Chers lecteurs: « Les partis sont partis ». Cette période préélectorale sonne la fin d’une organisation politique qui date pratiquement de la Révolution.

Les partis politiques sont « Les rois fainéants » du système : ils n’ont pas travaillé, ils n’ont pas su réfléchir pour adapter la société Française à un monde qui est en train de changer, ils ne se sont nourris tout ce temps que d’ambitions personnelles. Les Primaires ont achevé de mettre en lumière leur décomposition. Résultat : leurs candidats élus contre le clan d’en face en sont réduits à proposer des « mesurettes » jour après jour, en fonction de la variation des sondages. Aujourd’hui on ramène la majorité légale à 16 ans, le lendemain on veut obliger les villes de plus de 10 000 habitants à armer leur police municipale. C’est n’importe quoi.

Au PS la division est telle que le parti est en cendres. Rien n’est moins sûr qu’il puisse se sauver après une telle épreuve.
Aussi l’opinion publique se tourne-t-elle vers les femmes et les hommes qui se disent hors du système, de ses privilèges, de ses ambiguïtés.

Cela me fait penser à la fin des années cinquante, quand, la 4ème République étant à bout de souffle pour résoudre un problème majeur, on est allé à Colombey chercher l’homme providentiel.
Quel est donc, toute proportion étant gardée, cette femme providentielle ou cet homme providentiel ?
Il faut d’abord exclure de ce cercle Marine Le Pen. Contrairement à ce qu’elle cherche à faire oublier, ce n’est pas une perdrix de l’année. Elle est élue du système et si l’on en croit les dernières nouvelles, elle a profité du système. Certes, respectons la présomption d’innocence, même si l’Europe a tranché qui lui retient tous les mois sur ses indemnités une somme jusqu’à récupération totale de l’argent qu’elle estime frauduleusement perçu.
Les électeurs du FN, voteront donc pour une femme du système. Une femme qui montre sa vraie nature en grondant des menaces, des possibilités de représailles d’un temps très sombre.

Voyons Mélenchon. Ah ! Mélenchon, comme c’est dommage. Il a du courage. Il est intelligent. Il a un talent d’orateur exceptionnel, une culture immense, des idées à la pelle, une volonté farouche de défendre le peuple. Mais voilà, ces qualités ne suffisent pas à faire de lui un homme d’état.
Ses formules brillantes, ses réparties cinglantes, ses discours enflammés ne peuvent en aucun cas constituer un programme. Si Mélenchon n’est pas brouillon, il est un brouillon. La France aujourd’hui divisée et même fracturée ne peut être gouvernée à coups d’invectives. Mélenchon, sait qu’il n’a aucune chance. S’il voulait vraiment gouverner, il fait alliance avec Hamon. Mais lui ce qu’il veut, c’est tuer le PS comme Mitterrand voulait autrefois tuer le PC. Après on avisera. Mélenchon sera peut-être l’homme providentiel de demain, pas cette fois-ci.

Reste Emmanuel Macron. Il est jeune, d’une intelligence remarquable, d’une finesse d’analyse peu commune, mais surtout malgré son allure frêle et distinguée c’est un véritable rouleau compresseur, un acharné, un tueur avec des gants de velours.
Le monde politique a trouvé son « Pépin le Bref » qui mit en cage les « Rois Fainéants ».
Sa campagne électorale est menée avec une habileté redoutable. Il ne donne pas son programme tout de suite parce qu’il veut se présenter aux Français d’abord, se définir comme un Républicain, un humaniste, un homme qui ne prétend pas détenir la vérité, mais déclare la chercher chez les autres. Et surtout un homme honnête. Bercy a essayé de le compromettre dans une affaire fiscale. Il a sorti ses justificatifs et Bercy est rentré dans sa coquille. Mieux, il démissionne de la fonction publique pour montrer qu’il ne vit pas au crochet de l’Etat. Les ralliements sont nombreux. Quand on voit un homme de la rigueur morale de Jean-Paul Delevoye prendre fait et cause pour lui et des hommes respectables de droite comme de gauche lui emboîter le pas on ne peut qu’être admiratif.

Hier Macron était un ministre inconnu, aujourd’hui c’est Macron-coqueluche.
Est-il pour autant un homme providentiel ? Sûrement pas, c’est trop tôt pour le dire.
Fera-t-il s’il est élu, un bon président ? Bien malin qui pourrait l’affirmer.
Non pour moi, Emmanuel Macron est tout simplement la chance de notre démocratie.

Tout le monde aujourd’hui dénigre les sondages. Seulement tout le monde a le regard fixé sur eux. Même s’ils sont quelquefois en décalage avec le résultat final, ils sont la seule mesure de l’opinion publique dont on dispose.
Or on voit que dans les sondages Macron talonne Marine Le Pen. Il suffirait donc d’un petit effort de nous tous, les Républicains convaincus, pour que Marine soit déclassée dès le premier tour, ce serait un coup si dur qu’elle s’en relèverait difficilement.
Républicains de tous bords qui sommes attachés aux valeurs de la France généreuse, sauvons-nous les uns les autres en votant Emmanuel Macron.

18 décembre 2014

Soignez-les avant d'en attendre le Pérou!

Il en va de l’entreprise comme de l’homme, elle ne peut travailler, et donc embaucher, que si elle est en bonne santé. Certes il est indispensable d’alléger ses charges, fut-ce de 45 milliards, mais c’est faire un mauvais pari que d’en attendre des embauches. Vous pouvez toujours soulager un homme du fardeau qu’il porte sur le dos, s’il est cardiaque, il ne travaillera pas plus. Il faudra d’abord le soigner.

Ce que doit, selon moi, exiger le gouvernement en contrepartie de ses cadeaux fiscaux, c’est que les entreprises se modernisent, et en se tournant résolument vers l’avenir, fassent leur propre révolution.

L’économie de papa est morte, ce sont les pays émergeants avec leur main d’œuvre facile et leur manque de législation qui l’ont tuée. Vouloir s’entêter dans une lutte perdue d’avance c’est se condamner au déclin.

Désormais nous devons travailler différemment des autres et faire ce que les autres ne font pas ou ne font pas encore.

La sophistication des outils de production, la mise en chantier de nouveaux produits issus de la haute technologie, la formation et la mise en condition de la main d ‘œuvre pour atteindre l’excellence. Voilà le seul salut !

C’est dans la façon d’aborder ces nouveaux défis que je vois une différence essentielle entre la gauche et la droite. Quand j’entends nos politiciens de droite entonner leur vieux refrain contre les 35 heures, je me dis qu’ils n’ont rien compris. Car d’évidence tout conduit à une diminution des heures travaillées même s’il faut les étaler sur  un dimanche. Il faut absolument changer nos mentalités et nos méthodes.

Arrêtons de dire que la mécanisation, la robotisation, l’automatisation des ateliers créent du chômage, alors qu’elles créent richesse et abondance. Mais cette richesse n’est utile que si elle n’est pas confisquée par les actionnaires, que si elle ne file pas droit vers les paradis fiscaux. Cette richesse doit donc être « fixée » essentiellement pour orienter l’emploi vers des activités nouvelles.

Il y a par exemple un secteur qui est en souffrance, c’est celui qu’on désigne sous le terme général de Service à la personne : qu’il s’agisse de la solidarité ou  des métiers attachés à la santé.

Certains coins de notre France rurale sont en train de devenir des déserts médicaux. Des personnes âgées dans des fermes du bout du monde ne reçoivent que la visite journalière du facteur. On ne veut pas voir qu’il s’agit là d’un manque de moyens qui tourne au mépris de l’autre, pour ne pas dire à la maltraitance. En ville même, des vieux meurent de solitude et d’indifférence et on ne découvre leur dépouille que des années plus tard.

Tout cela, les Français le sentent confusément. Confusément aussi ils cherchent désespérément une sortie : la sortie d’un vieux système qu’ils ne trouvent pas dans les projets de la politique traditionnelle.

Un frémissement dans les sondages est le révélateur de ce nouvel état d’esprit chez l’électeur. Les politiques rodés aux vieilles ficelles boivent la tasse.

Les grimaces et les faux semblants de Sarkozy ne font plus recette. Il s’effondre : -16% chez les sympathisants UMP, -4% dans l’opinion. Je l’ai déjà dit, pour lui, à moins d’une magouille anti-Juppé, dans le nouveau parti qu’il nous prépare, c’est fini.

Martine Aubry qui a cru bon de critiquer les lois Macron pour se concilier l’aile gauche, plonge du nez (-4%) tandis que les sympathisants socialistes font de plus en plus les yeux doux à Macron, « l’affreux banquier de droite » (+ 18%).

Qui aura le courage de préparer l’économie d’aujourd’hui, préparera les solidarités de demain. C’est en cela que les esprits légers jugent mal Hollande, parce qu’ils ne voient de lui que le côté superficiel sans déceler ce courage. Il est vrai qu’il ne fait rien pour les détromper.