08 avril 2008
De l'art de faire rater une marche!
Le Président de la République qui culmine au premier niveau a botté en touche. « On verra… »
« C’est tout vu ! » a pensé le peuple qui, insatisfait, a emprunté la marche pour descendre au deuxième niveau, chez les sportifs. Mais là non plus cela n’a pas fonctionné. Alors que les visiteurs pensaient pouvoir tâter du muscle, ils n’ont rencontré que de l’atonie. Les sportifs n’affichaient pas plus de dix de tension. Ne les accablons pas, ils sont assis entre deux chaises.
Alors le peuple a voulu descendre au troisième niveau pour y chercher un peu d’oxygène et là, patatras !... il a raté une marche et s’est retrouvé dans la rue avec des extincteurs dans les bras. Et de crier « sus à la flamme ! ». Comble d’ironie, pour épauler la police qui verrouillait tout, on avait mobilisé quelques patrouilles de …pompiers. Les soldats du feu pour défendre la flamme, voilà qui ne manque pas de sel. Pauvre symbole ! L’universalité olympique ne méritait pas ça. Si le sujet n’était pas si grave, on en pleurerait de rire. Surtout que pour corser le tout, les dirigeants du C.I.O. faisaient « la gueule » alors que finalement le bonheur était dans la rue.
En France, soyons clairs : ou nous sommes la patrie des droits de l’homme et nous nous rangeons spontanément du côté des opprimés ou bien nous déclarons que nous sommes devenus une nation d’affairistes qui visent avant tout l’intérêt commercial. Si cette dernière option est la nôtre, courons donc au jeux tendre la main aux Chinois, mais ne biaisons pas.
Ce sont nos attitudes bâtardes, peu courageuses, qui sont la cause directe de ce désastre. Car désastre il y a à tous les points de vue, puisque nous perdons sur tous les tableaux.
Si Sarkozy avait affirmé haut et fort, comme Angela MerKel : « Je n’irai pas à la cérémonie d’ouverture pour marquer mon désaccord », si les sportifs français avaient montré sans ambigüité que c’est le cœur à l’envers qu’ils iraient aux jeux, alors peut-être la rue n’aurait pas réagi avec autant de turbulence. Et cela n’aurait pas fâché les Chinois plus qu’ils ne le sont aujourd’hui.
L’indécision et le manque de courage se paient d’autant plus fort qu’on est haut placé.
Où est donc passé « le rêve français » qu’un certain candidat nous avait tant promis !
16:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : attitudes, Angela, opprimés, désastre


