11 mars 2008
Après la fracture...la facture!
Les élections dans les grandes ou moyennes villes répondent me semble-t-il à plusieurs critères:
Pour un tiers il s'agit de la personnalité du maire (ou du candidat), de son comportement personnel;
pour un tiers, les électeurs se préoccupent du projet (amélioration du cadre de vie, rues, crêches, écoles);
pour un tiers, on s'attache aux considérations politiques;
pour un tiers encore, il y a le déroulement de la campagne, ce théâtre d'ombres ou l'on joue tragédie ou comédie suivant qu'on se trouve à Paris ou à Marseille.
Celà fait quatre tiers?
Comme dirait César, celà dépend de la grosseur des tiers.
En résumé tout ceci m'aurait paru bien terne s'il n'y avait eu un candidat pour inventer la machine à serrer les mains (Je le salue au passage s'il a l'occasion de me lire encore). Il aurait été le bienvenu chez nous pour animer un peu plus la campagne homérique d'un village grand comme un mouchoir de poche avec ses soixante cinq inscrits et son conseil municipal de neuf membres. Il y a un mois, effervescence soudaine à l'ombre du clocher: deux listes ( à peu près du même bord ) sont annoncées. Un électeur sur quatre est candidat. Réunions secrètes, campagne sourde, menaçante, sournoise, au ras des pâquerettes. On s'épie, on se médit, on se calomnie, on se hait. C'est soudain la fracture sociale sur la surface d'un confetti.
Un côté positif pourtant: le civisme quasi absolu. Soixante votants (92,3 pour cent), soixante exprimés. Tous les candidats d'une même liste, à mon avis la plus sérieuse et la plus solide, élus à soixante pour cent. Comme m'a dit un vainqueur:"Ce fut historique".
Et la fracture sociale, elle, va sûrement durer plus longtemps encore que celle de Chirac. C'est la facture non soldée!
19:46 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : élections, électeur, politique, projet


