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29 août 2014

Unhomme sous la pluie.

Le front plissé, les lunettes piquées de pluie, le costume alourdi comme une éponge gorgée d’eau, seul sur la place, raide et impavide face aux monuments commémoratifs, François Hollande tente de rappeler aux Français, le sens de l’Histoire.

Il y a quelque chose de pathétique chez cet homme que la plupart de ses concitoyens ont abandonné et en qui de nombreux amis n’accordent plus aucune confiance pour 2017. Critiqué, moqué, vilipendé, sifflé, lui seul semble croire encore en son destin. Avec une incroyable indifférence, il avance stoïque, apparemment  indifférent au mépris qui glisse sur son cuir justement comme la pluie.

Un personnage cornélien assurément. On a envie de lui demander comme au célèbre héros du Cid : « Rodrigue, as-tu du cœur ?».

Bien sûr qu’Hollande a du cœur, et qui comme celui de tout un chacun reçoit les pincements et les coups. Seulement son cœur il le cache.  Parce qu’il sait. Il sait depuis longtemps. Et ce qu’il sait, il devrait le dire.

Que sait-il de si important ?

Que la gauche, étant donné la situation catastrophique dont elle a hérité, n’a plus les moyens d’être de gauche. La sale besogne afin de tenter de redresser la barre, c’est pour lui.

Le dilettantisme chiraquien, l’agitation brouillonne sarkozyste, en négligeant l’effondrement progressif de notre industrie, en sous-estimant l’intelligence et parfois le génie de nos chercheurs, ont plombé le renouvellement économique que des temps nouveaux appellent. Résultat, nous sommes encore dans les starting-blocks alors que d’autres franchissent la ligne d’arrivée.

Il y a une injustice criante à faire porter au seul Hollande le poids des négligences, des incuries et des échecs de ses prédécesseurs.

J’irai plus loin. Ce que sait Hollande, les Français au fond d’eux-mêmes, le savent aussi.

La preuve : ceux qui, comme Mélenchon, proposent de raser  gratis, d’ouvrir tout large les vannes, d’engager une politique de distribution à tout va, et qui auraient dû constituer un recours, ont spectaculairement mordu la poussière. Les électeurs leur ont fait comprendre qu’ils ne les croyaient pas eux non plus.

Qui croire alors ?     (à suivre)

 

 

 

 

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