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21 octobre 2013

Le coeur et la raison.

« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point ».

Cet adage du philosophe-mathématicien Blaise Pascal convient très bien à la situation rocambolesque de Léonarda.

Oui ! les conditions d’expulsion de cette jeune fille sont une honte dont la République en général et le PS en particulier auraient pu se passer ; car qui peut approuver une pareille maladresse aux allures de cruauté mentale ?

Voilà pour le cœur !

Mais en France, les affaires de cœur tournent toujours à la déraison ; nous sommes un pays enlisé dans nos complexes pétainistes et notre société s’invite trop souvent au bal des faux culs. En voilà assez !

On peut être bon républicain et fervent socialiste et dire haut et fort, sans passer pour un fasciste, qu’une République qui manque de fermeté est une république qui meurt. C’est le cas hélas !

Ainsi ne faisons pas d’un cas particulier, d’une bévue peu glorieuse de quelques exécutants, une généralité politique ; ni d’un ministre de l’intérieur qui a pris son travail à cœur, un sinistre père fouettard.

Depuis des années des familles entières en situation irrégulière sont expulsées de notre territoire avec leurs enfants sans que cela dérange les bonnes consciences, tout simplement parce que c’est la loi. Si la loi est mauvaise, alors changeons la loi, mais n’incriminons pas ceux qui l’appliquent.

Certains députés socialistes qui ont si longtemps fermé les yeux lorsque cela les arrangeait, pensent se blanchir les mains, s’exonérer de pratiques peu agréables certes, mais nécessaires, en critiquant leur collègue. De fait ils ne démontrent que leur indignité et le peu de sens qu’ils ont de l’état.

Tous ces partisans du laxisme, toutes ces belles consciences de circonstances, tous ces défenseurs autoproclamés de la veuve et de l’orphelin qui donnent des leçons sans les appliquer à eux-mêmes, en préconisant le laisser-aller ne se doutent pas  qu’ils sont les premiers à faire le jeu du Front national.

En fait ce sont les excès de la gauche (bien relayés par la presse) qui font la campagne de Marine le Pen et lui permettent de franchir le Zénith des sondages.

Dans un gouvernement déboussolé par l’ampleur de sa tâche, qui a du mal à trouver sa cohérence, Manuel Vals est à peu près le seul qui tient le cap et donne l’impression d’avoir un horizon. Sa  seule action peut être le paravent contre les extrêmes. L’affaiblir, c’est renforcer le Front national. Les Français en sont bien conscients, qui le soutiennent à 70%.

Encore une fois, la France n’a plus les moyens d’une générosité excessive. On voudrait tant  qu’il n’en soit pas ainsi, mais elle a chez elle tant de pauvreté, tant de misère dont elle ne vient pas à bout. Les queues aux Restaurants du cœur vont s’allonger encore, la liste des sans abris n’en finit pas de grossir, les chômeurs sont légion, trop de gens n’ont plus les moyens de se soigner.

Rocard l’a dit : « on ne peut accueillir toute la misère du monde ». Ce sont les organismes internationaux qui sont fait pour ça ; mais ils sont paralysés malheureusement par les égoïsmes d’Etats.

Le peuple de gauche doit comprendre qu’on ne trahit pas ses valeurs par la fermeté, mais qu’on les affaiblit au contraire si on en manque. Etre ferme, c’est aussi protéger quelquefois. C’est se protéger surtout contre certains qui trouvent qu’une ministre haute en couleur et en couleur de peau, a vocation seulement à grimper aux arbres.

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