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14 octobre 2013

La monnaie de la pièce.

Il n’y a que les naïfs pour croire encore que le réflexe républicain du deuxième tour nous sauvera du F.N... La victoire de ce dernier à Vitrolles le prouve s’il en était besoin. Deux catégories jusque là votaient Marine : les militants, les convaincus, bien sûr, formaient la première ; les déçus des partis traditionnels de droite comme de gauche (surtout) formaient la deuxième.

A ces deux catégories il faut en ajouter une troisième : les râleurs qui votent par dépit, par sanction, prêts à n’importe quoi. Ils sont d’ailleurs peut-être plus nombreux que les premiers. On  l’a vu dimanche dernier où ils se sont encore plus mobilisés au second tour.

Cette masse d’électeurs déboussolés qui ne croient plus aux vertus républicaines est un phénomène nouveau particulièrement grave que plus personne, surtout pas le gouvernement ou l’opposition, n’est capable d’endiguer.

La mésaventure de la Ministre Carlotti favorite des primaires socialistes à Marseille est liée à ce phénomène. Les militants et sympathisants socialistes eux-mêmes, qui ont envoyé mordre la poussière à la charmante dame au profit d’une sauvageonne dont le langage populiste a séduit, montrent à leur tour qu’ils ne peuvent plus blairer le gouvernement. C’est me semble-t-il, une gifle plus sévère que celle de Vitrolles.

L’UMP ne perd rien pour attendre. Ses militants dégoûtés par les querelles de leurs chefs, lorgnent de plus en plus vers Le Pen. Il faut dire qu’avec Fillon, cet homme triste humilié pendant cinq ans par Sarkozy et qui veut faire croire qu’il a l’envergure d’un chef d’Etat, leurs perspectives ne sont guères réjouissantes.

Marine n’a plus qu’à engranger avec un large sourire. N’avez-vous pas remarqué qu’elle ne dit plus rien ? Elle n’en a pas besoin, les gaffeurs officiel le font pour elle, et à son profit.

Qu’inventent nos responsables politiques pour nous préserver du danger ? Rien. Ils ne savent manier que les mots dérisoires. Ils ne nous servent que des discours réchauffés, les mêmes qu’on a entendus pendant  quinze ou vingt ans, pour s’accuser mutuellement d’un désastre annoncé. C’est pathétique, cela en devient écœurant.

On a envie de leur crier à la figure : Vous, vous avez la pièce, mais nous, nous aurons la monnaie !

 

23:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fillon, sarkozy, vitrolles, ps, fn, marseille

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