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26 octobre 2012

La ligne de flottaison.

Ils se sont envoyés des torpilles pendant des semaines entières, l’un essayant de couler l’autre dans une bataille navale épique ;  mais si ce ne fut pas Lépante, ce ne fut pas non plus Trafalgar, à peine a-t-on aperçu quelques ronds dans l’eau. On a bien compris tout de même que Copé n’aime pas Fillon et que Fillon n’aime pas Copé.

L’autre soir, sur la deux, Pujadas avait réuni à grand frais ses meilleurs confrères afin de titiller les deux hommes pour qu’ils s’affrontent dans un vrai combat de flibustiers. Ceux qui s’attendaient à des coulées de sang ont été bien déçus. On a vu deux pêcheurs pacifiquement assis côte à côte sur la berge en train de deviser comme s’ils comparaient leurs prises de goujons.

Ils étaient bien d’accord tous les deux pour déplorer que, depuis six mois déjà, un méchant silure se promène, gueule ouverte, dévorant tous les poissons qui passaient à sa portée. Ceux qui en réchappaient s’enfuyaient vers le Rhin ou lorgnaient vers la Tamise. Nos rivières allaient devenir des déserts.

Quelle tristesse ! A voir la prestation des deux hommes, il y a du souci à se faire pour la future alternance politique. C’est consternant !

Quand, après de longues années d’exercice du pouvoir on se trouve relégué dans l’opposition, la première des sagesses est de se taire, de réfléchir, de travailler afin de se reconstruire dans l’humilité. Au lieu de cela les leaders d’opposition continuent de répéter en boucle le catalogue des mesures qu’en cinq ans ils n’ont pas su mettre en place ou bien qui n’ont pas marché.

La machine s’est grippée parce qu’on s’est trop occupé d’une seule catégorie sociale, celle des riches, au détriment de la sauvegarde  et de l’innovation du vrai tissu industriel. Les riches, surtout les nouveaux, contrairement à l’idée répandue, n’enrichissent pas  un  pays. Ils le saignent au contraire.

C’est une manie chez les politiciens de l’UMP. Ils n’ont de compassion, ces temps-ci, que pour les privilégiés. Ces gens persécutés qui prennent leurs valises, les pauvres, et s’en vont, par peur d’être raccourcis, comme sont partis les émigrés à la veille de 1789.

Ils nous serinent à longueur de journée que la noblesse fout le camp, que nous allons nous retrouver entre culs terreux. Il va nous falloir une cellule psychologique pour digérer tout ça.

Au lieu de nous promener dans les cimetières, ces braves gens feraient mieux de quitter plus  tôt leur lit  le matin pour regarder le soleil se lever. La France a un fort potentiel de travailleurs, d’enseignants, de techniciens, de chercheurs, de savants qui décrochent régulièrement un prix Nobel. Toute cette matière noble est à la disposition d’une industrie à inventer, d’une industrie moderne. Qu’on me pardonne cette trivialité que m’inspirent les deux leaders UMP : Il faut reconstruire un rêve, lâcher son ventre et ne pas se conduire en constipés.

Parler du coût du travail ou des trente cinq heures, c’est agiter ce qui sera bientôt des vieilles lunes, des arguments d’arrière- garde qui ont perdu de leur force. Il s’agit en urgence d’encourager la recherche à nous trouver de nouveaux produits plus performants, moins polluants, mais surtout à forte valeur ajoutée. Il suffit de voir comment dans le Nord, l’industrie textile se reconstruit grâce à la haute technologie.

On se plaint de voir s’enfoncer la ligne de flottaison du bateau alors qu’il est préférable de saisir le gouvernail pour des orientations nouvelles. Un simple coup de pouce, dans certains cas, peut suffire

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