MXX37
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

13 septembre 2012

Intelligence...Bêtise? Telle est la question.

Rien ne change, le Président reste l’arme au pied ; après le temps de l’agité voici venu le temps du mollasson, disent les prophètes du mauvais temps.

En France peut-être, où on est obligé de vivre sur la lancée du quinquennat précédent en attendant la réalisation du budget 2013 ; mais en Europe, dans un climat plus serein, beaucoup de choses ont changé. Et ces changements importants, on les doit à la dernière campagne électorale. Le premier, le candidat Hollande avait affirmé qu’une politique de rigueur absolue était une course suicidaire.

On se souvient alors de la réaction du couple « Merkozy », qui préconisait lui, à toutes forces, de serrer les boulons, de fermer les vannes et d’en faire baver à mort à tous les peuples dépensiers. A qui se noie, on enfonce davantage la tête sous l’eau. Les pauvres Grecs n’en peuvent plus d’expier leur fautes et sous le fouet de l’Europe et du FMI de couler à pic sans espoir de sauvetage.

La rigueur est un remède de cheval aux effets secondaires dévastateurs, elle doit être tempérée et assortie d’une relance d’activité et surtout la Banque centrale européenne doit lâcher du lest.

Angela Merkel écume : c’est exactement le contraire de ce qu’elle pense et préconise sans s’apercevoir qu’autour d’elle le monde se détend, soudain soulagé. L’Espagne respire, l’Italie souffle et la Grèce sans trop y croire se remet à espérer.

Tout se passe comme si Hollande avait dit ce que les pays terrorisés par la crise pensaient tout bas. Le Président Obama lui-même se met à applaudir et Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, approuve.

L’idée fait son chemin et travaille au corps les indécis. Aujourd’hui la Banque centrale européenne a pris une décision impensable il y a quelques mois. Desserrant le carcan de son orthodoxie elle décide, sous certaines conditions, de racheter les dettes des états trop en difficulté, ceci sans limite. De mauvaise grâce, feignant la satisfaction, Angela Merkel s’incline. C’est, pour l’Europe, une bouffée d’oxygène inespérée. Aussitôt les marchés réagissent positivement et les taux des prêts baissent.

Un journaliste a pu écrire de cette décision « qu’elle pourrait être le signe d’une nouvelle intelligence politique ».

Pendant ce temps là les « amis » de Sarkozy disent, répètent, ânonnent,  que c’est le couple Merkozy qui était dans le vrai. Serait-ce le signe d’une nouvelle bêtise politique ? De la part de gens qui en sont réduits à critiquer la montée du chômage, l’augmentation des dépenses, à stigmatiser une avalanche de licenciements, c'est-à-dire à critiquer les effets de leur calamiteuse gestion, cela me paraît une évidence.

Les commentaires sont fermés.