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01 septembre 2012

Pas de synthèse! Des actes d'unité!

Il ne faudrait pas que les conseils des ministres qui se tiennent hebdomadairement à l’Elysée se transforment en mini-congrès du PS où chaque ministre s’autoproclame chef de courant en attendant une prochaine synthèse.

Tous ces dérapages verbaux qui conduisent certains à exprimer leur désaccord avec un gouvernement dont ils font partie, donnent une impression de joyeuse pagaille et de mèches à explosifs allumées sous les tables.

Décidément nombreux sont ceux qui n’ont pas encore compris que le Président Hollande a d’autres chats à fouetter que de recadrer tout son monde à chaque séance.

A ce jeu pervers, Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, qui a besoin lui-même d’un sérieux redressement, se distingue particulièrement.

Après avoir pris le contrepied de la position officielle de la campagne au sujet du nucléaire, le voici qui critique publiquement une décision de Moscovici, son collègue ministre des Finances,  là où il n’y a pas vraiment de quoi lever les bras au ciel.

Le candidat Hollande ayant promis la création d’une banque publique d’investissement afin d’accompagner la naissance d’entreprises innovantes  ou d’éviter de couler  à celles qui connaîtraient des difficultés passagères, il est normal que Moscovici se soit attelé à cette création. Pour la mener à bien il a choisi un conseiller technique. Quel peut-être le meilleur conseiller technique, sinon un banquier d’expérience. Le choix s’est porté sur Mathieu Pigasse, patron de la banque Lazard dont on sait qu’il a approuvé et appuyé la candidature Hollande.

Un banquier de sensibilité de gauche doit être un extraterrestre aussi difficile à trouver qu’une aiguille dans une meule de foin. Si on avait laissé échapper celui-là il aurait fallu se rendre sur Mars pour en chercher un autre.

Je ne vois pas ce qui peut choquer Montebourg. Si ce dernier veut exister qu’il fasse utilement son travail de ministre. Les électeurs lui en seront gré plus que de ses gesticulations. Surtout que le madré Hollande, qui ne semble par avoir oublié qu’il fut son concurrent aux primaires, semble lui avoir confié une tâche qui ressemble à une mission impossible. Il risque davantage d’y être descendu en flammes et pour un temps éliminé sans possibilité de synthèse, que d’être encensé.   

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