MXX37
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

17 juillet 2012

Ils ne nous disent pas tout...

Maille après maille l’équipe de François Hollande est en train de détricoter ce que la précédente avait tricoté pour que ses partisans n’aient pas froid en hiver.

Aujourd’hui il s’agit de supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires. Aussi, les députés de la nouvelle opposition, par la voix de leurs leaders, poussent des cris d’écorchés vifs en oubliant de reconnaître l’absurdité de cette  fameuse loi sur la défiscalisation.

Le commun des mortels, lorsqu’on parle d’heures supplémentaires, s’imagine un ouvrier dans l’usine en train d’effectuer, à la demande du patron, un supplément de travail en période de surchauffe ou d’un retard de fabrication. Si cette image n’est pas fausse, elle n’est pourtant pas le reflet de la réalité dans sa globalité.

Car le secteur privé n’est pas seul concerné par les heures supplémentaires ; il y a aussi tout le secteur de la fonction publique. Et c’est ici qu’apparaît l’absurdité du système.

Sarkozy s’est gargarisé longtemps de sa trouvaille : supprimer un poste de fonctionnaire sur deux à l’occasion des départs à la retraite. Et ceci à l’aveugle, dans tous les secteurs. Le résultat a été immédiat et sans appel: moins de personnel pour la même charge de travail ! Alors en bonne logique, on a  payé à ceux qui restent pour faire le boulot, des heures supplémentaires…défiscalisées.

C’est ainsi que dans l’enseignement en particulier, pour suppléer aux postes qui ont été supprimés dans les collèges et les lycées, on a obligé quasiment les professeurs à effectuer des heures supplémentaires.

Pour l’ensemble de la fonction publique cela coûtait au contribuable la somme rondelette de 600 millions d’Euros par an, sans compter le manque à gagner de la défiscalisation. Un cadeau à double volet en somme.

S’est-on seulement demandé combien d’emplois on aurait pu maintenir ou créer avec cet argent, au lieu de le donner sous forme de niche fiscale à des gens qui n’en demandaient pas tant?

Sait-on seulement que ces emplois signifiaient, moins de chômeurs, plus de cotisations sociales, plus de rentrée d’impôts, plus de consommateurs…et plus de gens heureux.

A croire que bien des têtes pensantes, perdues dans leurs équations, se roulent les pouces à l’ENA quand il s’agit du B.A.-BA. Il est vrai que Sarkozy n’a pas « fait » l’ENA. Ce qui aggrave son cas.

 

Les commentaires sont fermés.