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16 juin 2012

Tweet...tweet...!

Qu’est-ce qui ressemble à un gazouillis d’oiseau et qui  peut bouleverser le monde ? Réponse : le « tweet...tweet ! »

 Les temps changent. Hier encore, au début du vingtième siècle, les voitures faisaient Tuut…tuut ! annonçant une formidable révolution aussi bien technologique que dans nos mœurs ; mais cela n’était rien à côté de ce qui se passe. Aujourd’hui les rossignols sur le net ne chantent plus qu’en Anglais. Tweet…tweet ! Ils y mettent une malice, une indiscrétion, un brin de folie, qui montrent bien que l’âme humaine ne change pas. Sauf que les choses ne se jouent plus dans l’intimité d’un boudoir mais sont portées à l’échelle planétaire. Autrefois, quand pour humilier un adversaire, dans un réflexe de gamin on se déculottait pour lui montrer son derrière, il n’y avait que celui qui était en face qui pouvait voir ; aujourd’hui c’est le monde entier qui peut contempler cette lune. Le monde entier peut jouer en temps réel à la guerre des boutons d’un village.

Actuellement un simple « tweet…tweet » fait que la jalousie féroce de la « première dame de France » est connue sous toutes les latitudes. Signe que l’importante épidémie a gagné tous les êtres vivants, même les tigresses font « tweet…tweet ».

Le comique le plus accompli naît de l’opposition du grandiloquent et du futile. Voici toute la majesté des ors de l’Elysée, les magnifiques bureaux aux mobiliers d’époques, le pas solennel du Président, sa mine grave, l’annonce fracassante de l’huissier : Monsieur le Président de la République !

On se tait ! On va parler de problèmes internationaux, de conséquences de la Crise, de développement durable, d’économie solidaire. Pour finir on évoquera une stratégie électorale.

Et puis tout d’un coup, patatras, ou plutôt un « tweet…tweet ! » plein d’une rancœur amoureuse.

Tout cela n’est pas bien grave. "Souvent, femme varie" disait François 1er. L’amour a toujours hanté les sphères du pouvoir pour y faire des dégâts autrement plus considérables. Souvenons-nous de la reine de France, la belle Aliénor d’Aquitaine qui tomba amoureuse du jeune et prestigieux page Henri Plantagenêt. Cet amour là fut à l’origine de la guerre de Cent ans.

On frémit de ce qu’il aurait pu advenir, s’il y avait eu le « tweet…tweet ! »

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