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02 juin 2012

Et le 15 juin, la pelle?

Tout le monde sait, ou devrait savoir, la date du 18 juin est celle de la commémoration de l’Appel, depuis Londres, du Chef de la France libre, Charles de Gaulle.

Mais le 15 juin ? Après la première pelle du 6 mai, le 15 juin 2012 sera-t-elle la date de la préparation d’une deuxième pelle, pour l’ancien chef de l’Etat?

A partir de ce jour là en effet, Nicolas Sarkozy ne sera plus protégé par l’immunité constitutionnelle qui garantit le premier élu de la République tout au long de son mandat.

Les grands élus ont souvent la naïveté des grands enfants. Ils croient leur retraite si éloignée dans le temps, qu’ils oublient de la préparer pleinement. Ce n’est pas une question de confort matériel : il leur est largement dispensé. Non ! La  retraite complémentaire pour eux devrait être le confort moral, la tranquillité d’esprit des gens paisiblement retirés des affaires. Or on constate qu’à peine dégagée de sa charge, la vie d’un chef d’Etat devient un parcours judiciaire.

Avis au suivant : la retraite complémentaire d’un Président de la République se prépare, tout simplement, en pratiquant l’honnêteté.

Le 15 juin donc, la cloche de la rentrée judiciaire va sonner pour Sarkozy. Prière de se mettre en rang au coup de sifflet. C’est dur de descendre de l’Olympe, la demeure des dieux anciens, pour se retrouver à niveau de la rue au même titre qu’un justiciable ordinaire.

Karachi, l’Affaire Bettencourt, seront bien les hors-d’œuvre d’un repas qui risque d’être indigeste.

Surtout que les juges, comme grisés par l’air du Temps des cerises, commencent à montrer leur mauvais caractère et à pointer leur nez retors depuis la Cour de cassation... pour une affaire pourtant banale.

Des petits malfrats s’amusent sur internet à squatter les comptes bancaires de particuliers. Heureux hasard, ils tombent sur celui de Nicolas Sarkozy et s’en délectent. Bien entendu, comme aurait fait tout un chacun, l’intéressé porte plainte. Condamnation des indélicats en première instance mais infirmation du jugement en appel. La Cour de cassation saisie en dernière instance hésite. Elle fera connaître sa décision (comme c’est curieux !) précisément le 15 juin.

Des juristes pointilleux et certainement mauvais coucheurs ont posé une question impertinente : un président de la République qui, nommant les hauts magistrats, parfois contre l’avis du Conseil Supérieur de la Magistrature, a indirectement autorité sur la justice, qui, de surplus, est hors de portée de cette même justice, a-t-il le droit de porter plainte sans qu’il y ait conflit d’intérêt ?

Ça promet ! Mais par pitié, réclamons une certaine indulgence. Qu’au moins les crocs de boucher soient laissés au placard !

Commentaires

Monsieur Sarközy De Nagy-Bocsa,malin comme il est,il va ce faufiler telle une anguille au travers des mailles de la justice.Et il va bien s'en tiré.Et reviendra la bouche en coeur à la politique ou créer son club,car ses amis(e) adorent ce terme le club ,pratiquement chaque ministre du gouvernement Fillon le budha ,avait son club pour récupérer des fonds.Sa me rappel dans les années 70 ,avec le maire de Nice Jacques Médecin,d'ailleurs,Monsieur Estrosi faisait ses débuts politique avec ce cher Jacques Médecin,qui avait inventer le clientélisme.

Écrit par : montfort | 03 juin 2012

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