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21 mai 2012

Méfiance vaut sagesse.

 

Valérie Trierweiler, notre nouvelle Dame de France version moderne, a bien fait de marquer son François à la culotte lors de son long séjour diplomatique aux Etats Unis. Qu’il y fasse de bon mots et montre son excellent humour pour capter la  sympathie de Obama est une chose, que l’idée saugrenue lui vienne d’aller coucher au Sofitel en est une autre.

Avec les hommes de pouvoir, et pas seulement du pouvoir politique, la maxime « prévenir vaut mieux que guérir » est plus que jamais d’actualité. La méfiance de l’élégante dame est donc un signe de sagesse et de clairvoyance.

Car le pouvoir n’use pas que les popularités, il use aussi la résistance aux nombreuses tentations de la chair qui se présentent. L’ivresse des sommets sans doute, mais aussi les nombreuses aventurières qui, comme des papillons de nuit, tournent autour du pouvoir comme autour d’une lanterne.

Exemple historique d’un destin brisé, le malheureux DSK méditera longtemps l’idée qu’il valait mille fois mieux affronter la rudesse d’une campagne électorale que de céder, ici où là, aux  vénéneux appâts des belles enrubannées.

On a coutume de citer au registre des dramatiques déconvenues amoureuses l’exemple du sémillant Félix Faure qui, dans un salon de l’Elysée, tomba foudroyé alors qu’il s’activait un peu trop à une affaire qui visiblement ne concernait pas l’avenir de la France. Mais du moins lui, était-il parvenu à se faire élire Président de la République. Moins que DSK donc, il fait figure de dindon historique.

Mesdames, qui côtoyez un homme illustre ou en passe de le devenir, gardez toujours un œil ouvert et une griffe dehors, il n’est pas exagéré de dire que, quelque part, vous êtes les gardiennes du temple, le temple de la République. Et ne prenez pas ce rôle à la légère, puisque Dieu lui-même, s’y est cassé les dents.

Le Canard Enchaîné a récemment rappelé avec une évidente gourmandise, la fin heureuse d’un homme de pouvoir ecclésiastique cette fois : le cardinal Daniélou, membre éminent, si j’ose dire, de l’Académie Française. Voici plus de trente ans, ce Prince de l’Eglise tomba, pareillement foudroyé, dans la chambre d’une prostituée. Pudiquement, au milieu des sourires, on le déclara, postérieurement, si je puis dire, en mission de bienfaisance.

Le pouvoir est un chemin pavé de mauvaises intentions où le Diable semble bien prendre  ses aises. Souvent le cours de l’Histoire en a été affecté.

Valérie, tenez bon ! Au moins de ce côté, préservez-nous le !

 

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