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18 mars 2012

Comme on grimpe aux arbres.

Il veut à toute force grimper dans les sondages avec l’agilité d’un écureuil qui grimpe aux arbres. Il en oublie un peu trop que c’est en bas qu’on récolte les noix.

L’obsession de Nicolas Sarkozy et de son équipe est de virer en tête au premier tour, espérant que cette position  donnera le prestige et le dynamisme qui permettront de gagner au second tour.

S’il lui restait une chance minime de convaincre un pays qui ne veut plus de lui, il a utilisé la  plus mauvaise tactique, celle qui a consisté à faire le vide autour de lui.

La candidature de Jean Louis Boorlo surtout, dans une moindre mesure celle de Christine Boutin et autres menus candidats de droite, auraient permis, par des campagnes parallèles mais différentes de la sienne, de fixer des voix précieuses pour le bon report d’un second tour.

Mais une fois de plus l’orgueil d’être surclassé l’a emporté.

A contrario, dans le camp d’en face, la bonne résistance  de François Hollande et le réel succès de Mélenchon constituent un bloc de gauche qu’il sera difficile de désunir.

Or, nous sommes présentement à un seuil important où, comme disent les spécialistes, l’opinion se « cristallise ». On voit que, plus le temps passe, plus les incertitudes fondent et plus les volontés de vote s’affirment.

Désormais 72% des sondés sont sûrs de leur choix, ils n’étaient que 66% au début de mars.

Il est intéressant aussi de suivre l’évolution des intentions de reports de voix au second tour.

Si ce report fonctionne à près de 100% dans la gauche radicale, il balançait d’ordinaire chez les sympathisants de Bayrou entre les 45% qui penchaient pour Hollande contre les 28% qui souhaitaient voter pour Sarkozy cependant que les 27% allaient à la pêche ou votaient blanc. Là encore, dans l’électorat centriste, l’évolution est sensible. Cette fois 47% voteraient Hollande, 14% Sarkozy et 39% s’abstiendraient de donner leur suffrage à l’un des deux.

Ça bouge aussi au Front National où la frange de son électorat populaire (qu’il ne faut pas confondre avec les adhérents à une idéologie) manifeste un rejet massif du président sortant. Si la tendance se confirme, la queue de l’écureuil, au sommet de son arbre, risque bien d’être caramélisée.

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