MXX37
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

23 février 2012

Absolution...piège à cons!

 

Ce n’est plus une campagne électorale, c’est un vaste confessionnal où l’on n’arrête pas de demander « pardon ! » Absolution !

S’il vous reste un peu de sensibilité, un tantinet de charité, votez « mes chers compatriotes » pour un pauvre malheureux que le remord taraude, qui soupire de repentir à fendre l’âme, qui se perd en compassion pour tous ceux que sa politique a lésés.

« Le Fouquet’s, il regrette. Il n’ira plus  à ce restaurant. » C’est sûr qu’il y a bien mangé, mais ce sont les français depuis cinq ans qui ont l’arête en travers de  la gorge. Il est temps que leur digestion se termine.

Que le public comprenne et retienne cela : Il faut au moins cinq ans d’apprentissage pour devenir un bon Président. Cinq ans pendant lesquels on peut faire toutes les bêtises, accumuler toutes les erreurs, se comporter en grand adolescent ridicule qui a cassé tous ses jouets, prendre des décisions irréfléchies, contre nature, mentir par parole, par action et par « intention ».

Mais c’est en 2012 que tout commence. Vous-vous rendez compte de la bêtise vous feriez si vous mettiez un nouveau venu à la place de Nicolas. Vous devriez repartir pour cinq autres années d’apprentissage. On peut être sûr que les Français qui sont un peuple souverain, avisé, responsable, ne voudront pas cela.

Si vous saviez comme Nicolas regrette ! Sa mine de chien battu, ses yeux tristes où brillerait presque une larme, sa parole posée, pas du tout travaillée, son sourire d’enfant de chœur pas du tout étudié en se rasant devant sa glace. Tout chez lui témoigne du grand malheur qui pèse sur ses épaules et dont il ne demande qu’à être délivré.

« Ô bon peuple ! Pardonnes-lui car, il n’a jamais trop su ce qu’il faisait ! » Il était, le pauvre, en apprentissage. Délivre-le du tourment et montre-lui que tu le pardonnes…en votant pour lui. Un petit bout de papier glissé dans l’urne pour le délivrer, ce n’est quand même pas demander beaucoup pour le repos de ce pauvre  pêcheur.

Qui a dit : Absolution, piège à cons !

Allons, mesurez vos paroles. On le sent bien, il serait même prêt à avaler un baril d’Omo ou de Le Chat machine pour ressortir plus blanc que blanc. Surtout, qu’avant d’avoir fini sa confession, il multiplie ses actes de contrition. Fini les virées maritimes sur un beau yacht, il voyage désormais en pirogue ; fini le bel airbus qu’il s’est fait rafistoler pour promener nos trois couleurs, il voyage en métro. Tous les matins, comme un vulgaire rond de cuir il se rend à pied, par le Pont Mirabeau à son QG de campagne. Attention tout de même : «  Sous le Pont Mirabeau coule la Seine… »

Président des riches ! Oui, mais en apprentissage! Le nouveau coucou sorti du nid sera l’oiseau du peuple souverain avec un président qui tapera sur le ventre des ouvriers, (enfin ! s’il leur en reste)  et qui les interpellera grassement à la façon des forts des halles :

« Viens bouffer chez-moi, à l’Elysée, pauvre con ! »

Va savoir si, de toute cette honteuse comédie, sortira une France forte ou une France conne.

 

Les commentaires sont fermés.