MXX37
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

12 février 2012

Ils nous fatiguent...avec les teutons.

 

A droite comme à gauche, en ce début de campagne électorale, il n’est bon bec que de teutons. C’est de mauvais goût je le sais, mais je vais le dire quand même, en espérant être pris avec humour : pas la peine d’avoir fait trois guerres contre eux, pour en arriver là.

C’est Sarkozy qui avait lancé la mode en 2007 en se prosternant  devant le modèle américain comme le nec plus ultra. Pas de chance, le modèle américain a fondu comme une statue de cire et nous a dégouliné entre les doigts.

Alors on se tourne vers le meilleur élève de la classe, le fort en thème et en économie, celui à qui tout réussit dans le trimestre. Sauf que les choses dans la vie, ne se passent pas ainsi. Tous les enseignants savent par expérience qu’être plus fort ne signifie pas forcément être le meilleur. Quand ils retrouvent leurs élèves, dix ou quinze ans plus tard, ils constatent parfois avec surprise que le cancre près du poêle a mieux réussi qu’un premier au concours général. Car si l’instruction est une condition indispensable à la réussite, elle n’est pas suffisante. La personnalité de l’individu est un élément plus important.

Il en est des pays comme des êtres humains.

Chaque nation a son caractère propre, sa façon de s’organiser, son style de vie qui ne peut s’imiter sous peine d’être singé.

Un pays qui en est réduit, pour progresser et se construire, à aller chercher un modèle chez les autres doit impérativement, ou bien carrément virer sa classe politique ou bien comme on dit dans le rugby revoir ses fondamentaux.

La France n’a pas eu besoin de s’inspirer des autres pour construire au cours des décennies son école, sa politique de santé et son modèle social.

Faisant suite à la politique plate et médiocre de Chirac, le quinquennat de Sarkozy est un véritable désastre. Tout le monde le sait, tout le monde le dit, y compris dans son entourage. Il restait à la droite, d’avoir le courage…oui, le courage ! au nom de l’intérêt national, et quelque part dans son propre intérêt, de virer Sarkozy pour mettre à sa place un véritable homme d’Etat. Et elle n’en manque pas dans ses rangs.

Et s’il lui faut à tout prix un modèle, quelle s’inspire de ce qu’a fait le parti Conservateur du temps de Madame Thatcher. Après onze ans d’un règne impitoyable à réformer la finance, à fermer des usines, à briser des grèves, à laisser mourir au nom de l’ordre des grévistes de la faim, à mener une guerre pour des   îles lointaines, son parti lui a dit stop ! lorsqu’il a estimé qu’elle perdait pied. Ce ne sont pas les Travaillistes qui ont écarté la Dame de Fer, mais bien ses amis.

Et je ne parle pas de Churchill, viré par ses électeurs, après avoir gagné la guerre.

Ce n’est pas d’un modèle dont la France a besoin, mais d’un homme politique qui la ramène à ses valeurs, à son intelligence, à ses capacités et, ces grands froids le démontrent tous les jours, à un peu plus d’humanité.

 

Les commentaires sont fermés.