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13 septembre 2011

La cigale fort dépourvue et la fourmi trop bien pourvue.

 

Ils sortent comme des escargots un jour de pluie, nos économistes zélés, prêts à se bousculer à la télé pour nous analyser les effets de la crise. Bien que tous aient la solution à cette crise, ils sont d’autant moins crédibles qu’ils n’ont pas su ou voulu en son temps en déterminer les causes. En vérité ils appartiennent tous au système et ne sauraient trop le bousculer.

Il y a quelques mois à peine, les banques affichaient des bénéfices astronomiques avec des bilans propres à faire rougir les capitalistes les plus enragés de la terre. Aujourd’hui elles sont quasiment en faillite et leurs clients commencent à se demander s’ils vont y retrouver leurs sous, malgré les garanties de l’Etat.

Cherchez l’erreur !

L’erreur est visible comme le nez au milieu de la figure. C’est Serge Maître secrétaire général de l’Association française des usagers des banques qui l’exprime le mieux : «  Ces deux dernières années, les banques ont affiché des résultats insolents sans jamais se préoccuper de l’avenir. » Plus simplement dit, elles ont fait n’importe quoi, souvent contre l’intérêt général et contre l’intérêt national. Vous allez me trouver excessif mais j’assume : on a condamné pour bien moins des traitres à la nation et ils n’avaient pas l’excuse, comme c’est le cas ici, d’être des récidivistes.

Et maintenant c’est nous qui allons payer les voyous qui nous ont détroussés.

Car la banque fonctionne au rythme de deux activités, mais toutefois le pot leur est commun.

La première, que j’appellerai Cigale, parfaitement opaque et souterraine, est purement spéculative. C’est elle qui a perdu encore une  fois toute raison et donc toute prudence. Ainsi les banques ont prêté à la Grèce sans compter, sans frein et surtout sans se demander si ce pays était en mesure de les rembourser. Le taux faramineux de l’intérêt d’emprunt pouvant aller jusqu’à, tenez-vous bien, 60% l’an, les a rendues folles comme des abeilles sur le miel. Mais pendant qu’elles butinaient gloutonnement elles ne prenaient pas garde à l’argent prêté qui s’envolait.

La deuxième activité, celle qui nous concerne, je l’appellerai Fourmi. C’est celle de « détail ». La banque de détail gère nos comptes, nos économies, nos placements. Elle constitue pour l’instant un véritable magot soumis à toutes les convoitises. Déjà des tarifs pour  prestations de services hors de proportion nous sont appliqués. Comme par hasard, on parle de les revaloriser.

Vous l’avez bien compris, c’est la fourmi trop pourvue qui va payer pour la cigale dépourvue.

 

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