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02 mars 2011

La "Scoumoune"!

Je persiste et signe : Sarkozy n’a pas, n’a plus la Baraka. Tout part de travers, tout se délite…Ses plus chauds partisans sont même amenés à le plaindre. On sent chez eux du désespoir. Les « quelques ceux » qui dans son camp ont encore le sourire (je donnerai bientôt des noms !) sont ceux-là qui visent plus que jamais sa place.

L’un d’eux a même déclaré avec un enthousiasme à peine contenu : « j’avais pensé qu’il me serait difficile de travailler avec Nicolas Sarkozy …Eh bien, pas du tout ! »

Pardi ! Il est presque à terre. Il ne manque plus qu’à lui marcher sur le ventre.

Le ciel d’une fin de règne ne serait pas plus sombre. Ce serait pathétique si l’homme n’avait cherché à chaque instant de sa vie publique, le bâton pour se faire battre.

Aussi, chaque fois que notre Président place une rustine, la chambre à air se perce à un autre endroit. Voilà où cela mène  de trop se gonfler de vent. Le moindre coup d’épingle dégonfle la baudruche.

Après avoir échoué en politique intérieure, comme chacun peut s’en rendre compte,  Sarkozy a compté redorer son blason dans les affaires extérieures. On allait voir ce qu’on allait voir…Comment un chef d’Etat, même en triste état, pouvait influencer le cours de la planète pour la gloire de son mandat !

Et de se resserrer, en fin 2010, sur un gouvernement,  un dernier carré de « professionnels ». Des gens, d’expérience, de science, de convictions, élevés au rang de ministres d’Etat pour bien nous montrer quel était leur prestige.

Et puis patatras !... La première à partir en vol plané est l’ineffable MAM. Une professionnelle de la politique certes, et de longue durée, mais qui ne se montre pas plus futée qu’un apprenti débutant. Un poids lourd qui révèle sa légèreté … il n’y pas pire porte-drapeau.

La pauvresse n’a rien vu venir. Pis encore, pendant que la confiture commençait à bouillir, elle avait les deux pieds dans le chaudron. Mais il lui en fallait plus pour l’ébouillanter. Elle se défend bec et ongles. On la vire quand même. Aïe !, une épine est née.

L’ambassadeur de France  lui aussi était dans le chaudron. Il était payé pour « voir venir » et a vu le contraire de ce qu’il fallait voir venir. Il est viré également sans tambour ni trompette. On le remplace par du solide, un arabisant de première classe, un pur produit de la génération Sarkozy, mais hélas diplomate sans diplomatie: Boillon.  Il a tenu 24 heures. Depuis il se terre comme une taupe. Sera-t-il viré pour dégâts collatéraux? Pas tout de suite ! Il ne faut pas surcharger la charrette, ce serait trop voyant. Dans quelques mois il sera plus facile d’obéir aux pancartes des manifestants hostiles (Casse-toi !) en le poussant en douceur vers une autre frontière.

Et la « scoumoune » continue !

 On avait  décidé (histoire d’effrayer le bourgeois pour l’amener à bien voter) de lancer un grand débat public - un de plus- sur un thème qui, plus que le chômage, la baisse du pouvoir d’achat, l’augmentation du gaz, de l’électricité, du carburant, empêche les Français de dormir : la menace de l’Islam. De tout ces allumés qui chaque vendredi encombrent la rue pour se tourner vers la Mecque, il faut que l’on discute d’urgence. A chaque jour suffisent ses priorités, les préoccupations économiques peuvent bien attendre. C’était facile à suivre comme l’autoroute des vacances.

Et puis patatras ! Voilà que tous ces barbus sectaires que l’on se proposait de raser gratis se mettent à lever le poing, à crier sous les balles : « vive la Liberté ! », à mourir vaillamment, dignement, courageusement pour des idées, pour nos idées, celle-là mêmes que nos ancêtres ont portées en 1789. En plus, comme en Lybie, ils sont blasés à notre sujet. Ils savent que si les grandes puissances interviennent un jour, ce ne sera pas par compassion,  pour limiter le massacre, ( il y aurait déjà – l’adverbe est terrible- près de 6000 morts) mais pour sauver le pétrole.

Tel est pris, qui croyait prendre ! Le débat sur l’Islam est clos…dans l’œuf, il faut remballer les vieux arguments éculés. L’écrivain Franco-Marocain Tahar Benjelloun, prix Goncourt 1985, a émis sur ce sujet un jugement sans appel : « Un débat artificiel…à finalité électorale ».

Si l’Islam menace en ce moment la stabilité de quelqu’un, c’est bien celle de Sarkozy !...et de tous ces visionnaires qui ont leurs yeux derrière la tête.

Et la scoumoune continue !

Vite il faut remanier le gouvernement pour donner le change, trouver des ministres  super- compétents, tenter un dernier coup de bluff !

Le résultat est immédiat… Car voici le nouveau classement hiérarchique à la tête de l’Etat : N° 1  le Ministre des affaires étrangères, N°2 le Premier Ministre, N°3 le Président de la République.

Comme vous le voyez, en France aussi, c’est la Révolution !

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