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06 janvier 2011

L'homo "primarius".

Même si on n’est pas grand clerc en histoire de l’humanité ou en paléontologie, on a entendu parler au moins une fois dans sa vie de nos ancêtres qui vivaient des millions d’années avant les Gaulois : l’homo erectus (l’homme debout) et l’homo sapiens (l’homme sage).

C’était dans la nuit des temps, à l’aube de l’humanité.

Eh bien, figurez-vous que vient d’apparaître, en pleine époque moderne, un nouveau spécimen d’homme : l’homo primarius.

L’homo primarius se tient debout certes, mais on ne peut pas dire qu’il soit resté sage. Il se déplace comme les kangourous, en faisant de grands bonds, essentiellement pour se faire remarquer. En effet, plus il saute haut, plus on le remarque. Il appelle ça « faire des coups ». Il n’est guère préoccupé par la guerre du feu, ni par la chasse aux fauves pour se nourrir. Son obsession, c’est la pêche aux voix. Signe particulier, il lui arrive de se laisser damer le pion par sa femelle.

Vous l’avez compris, l’homo primarius est l’homme malade des primaires. Bien que le mot « primaire » soit proche de « primitif », il s’en moque. Devenir chef de la tribu, il ne rêve qu’à ça.

 Il est vrai que les temps ont changé. Ce qui autrefois devait se régler au fond de la grotte par quelques tartes bien appliquées au jeunot trop entreprenant, demande aujourd’hui de longs mois à ronger son frein. C’est dommage car ça nous fait beaucoup de claques perdues.

L’homo primarius prolifère surtout dans les membres de gauche. Mais les membres de droite n’ont pas à se réjouir trop tôt ; ils ne sont pas à l’abri de voir apparaître chez eux également ce genre de mutant. Certains journalistes disent en avoir déjà vu au centre, ce qui est particulièrement dangereux pour le nombril.

Ségolène, Arnaud, Manuel, Martine, se livrent aussi à la danse du ventre, car ils redoutent que Dominique, qui n’est pas un saint, lointain cousin exilé aux Amériques, fasse le voyage retour pour venir les coiffer sur le poteau. Alors ils multiplient les « coups ».

Redoutons qu’à force de « faire des coups », ils ne reçoivent le dernier, qui les mettra KO. Un KO qui causerait, comme on dit en termes de guerre moderne, « des dégâts collatéraux ».

Il est vrai que l’homo primarius est un être on ne peut plus  éphémère, ce qui explique qu’il soit si inconséquent.

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