MXX37
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30 mars 2010

Un ego...sans les ergots!

Je n’étais pas pour la taxe carbone telle qu’on voulait nous l’imposer. C’est donc sans déplaisir que je la vois s’évanouir dans le paysage des vulgaires  promesses à illusions.

Par contre la façon dont ce projet a été abandonné me laisse incrédule. Je me suis toujours posé la question depuis bientôt trois ans. Quel homme avons-nous mis à la tête de l’Etat ?

Inculte ! ça nous le savions. Démagogue ! dans ce domaine il domine Chirac de la tête et des épaules. J’en suis aujourd’hui à douter qu’il connaisse le sens des mots, la valeur des engagements solennels, l’importance de la signature dont il paraphe les lois et les décrets qui nous gouvernent.

S’il les connaît, c’est plus grave encore pour la République et pour la fonction qu’il exerce. C’est d’ailleurs Sarkozy lui-même qui nous le dit, puisqu’il s’auto-condamne. Il est un Président sans honneur.

« Je ne comprends pas, comment on peut avoir signé le pacte de Nicolas Hulot (qui prévoyait la taxe carbone) et aujourd’hui renier sa parole. C’est une question d’honnêteté. J’ai signé…aujourd’hui, je le fais. » Martelait-il à une tribune en septembre encore, pour se faire applaudir.

Ce projet de taxe n’était pas dans son esprit une simple broutille. Excusez du peu, mais voici comment il le présentait et sur quelles avancées majeures de notre démocratie il l’alignait :

« (Cette taxe) c’est une grande réforme comme la décolonisation, l’élection du Président de la République au suffrage universel, l’abolition de la peine de mort et la légalisation de l’avortement ».

A voir comment il a jeté ce projet à la corbeille, et en poussant comme lui notre mauvaise foi  jusqu’au bout, nous pourrions lui rétorquer aujourd’hui que s’il avait été Président de la République à ces époques là, nous en serions restés au « Ya bon Banania ! », une illustre doublure de René Coty inaugurerait les chrysanthèmes, les têtes rouleraient toujours dans le panier à sciure et les aiguilles à tricoter des avorteuses auraient encore leur belle utilité. 

Tout çà pour une foucade d’après élection, pour punir les écologistes de s’être trompés de bulletin.

La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, à défaut de sauver l’honneur de son patron a voulu défendre le sien en exprimant sa désapprobation. Elle s’est fait remettre en place, publiquement, avec une goujaterie qui en dit long sur la mentalité de ces messieurs.

« Une politique de coqs ! » a persiflé Corinne Lepage, très remontée contre cette attitude.

Exact ! Madame ! Sauf que ces coqs ont beaucoup d’ego sans avoir les ergots. Et ne parlons pas de la fierté, qui sied mieux au roi de la basse-cour au milieu de ses poules qu’à l’hôte de l’Elysée empêtré dans la médiocre vision de sa fonction.

 

Commentaires

Je suis d'accord avec toi, c'est pas souvent donc celà a le mérité d'être a souligner: souligne donc cher professeur retraité, continue a souligner de rouge l'actualité politique nous nous en régalons.
Merci

Écrit par : LAURENT | 30 mars 2010

Les commentaires sont fermés.