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13 octobre 2009

Aux ânes bien nés, l'ascension n'attend pas le nombre des années (le petit Cid).

 

Comme dirait le regretté Coluche, il vaut mieux être riche que pauvre, être né à Neuilly que venu au jour  en banlieue, recalé en deuxième année de droit que brillant sujet à la Sorbonne, fils de Président que fils du  maire de Troufilly-les Oies , et par voie de conséquence président de l'EPAD sans diplôme que caissière de supermarché à bac plus cinq.

C'est  la nouvelle rupture, celle d'après la crise. Car la crise messieurs dames, n'a pas eu que des effets économiques, elle provoque aussi le renversement des valeurs.

Le cri du cœur d'un certain candidat, puis du Président débutant, était diffusé à tout vent jusqu'à nous rebattre les oreilles: "travailler plus pour gagner plus!..plus...plus...plus". Des" plus " comme s'il en pleuvait.

Baliverne ! Désormais les étudiants devront répéter à l'envi: "Glandez bien en fac en attendant le coup de piston providentiel.  Et vous gagnerez plus encore...A bas l'E.N. A, mort aux ENARQUES, vive les sous-diplômés!

Nous ne sommes plus dans les fastes de la cour du Roi Soleil,  mais au carnaval du Président Tournesol.

"Il ne sera pas seul, disent les courtisans tellement courbés que leur perruque touche terre, il sera encadré par un directeur général, un conseil d'administration..."

Un président potiche, pour l'un des plus grands établissements publics d'Europe, de mieux en mieux!

Pitié! Messieurs les courtisans! N'en jetez plus, la cour est pleine. N'ajoutez pas au ridicule d'une situation, le ridicule de vos réflexions, sinon la planète entière va se "gondoler". Pitié pour le prestige de la France, ou du  moins pour ce qu'il en reste!

Passe encore que  la Perfide Albion, par presse interposée, nous décoche à ce sujet des flèches venimeuses, on sait que les Anglais ne nous ont jamais appréciés, mais qu'à l'autre bout du monde, les Chinois se marrent de cette histoire, et sans rire jaune, de bon cœur, voila qui passe la mesure. Comment voulez-vous, après cela, qu'on aille leur donner des leçons de démocratie. Hi! hi! hi! Ils chahuteront  le prof.

Cette affaire d'Ubu Roi, qui tourne autour d'un nombril, serait d'un comique désopilant si elle ne donnait d'elle l'impression désastreuse d'une démocratie bafouée. Elle déconsidère le pouvoir, non seulement chez nous, mais à l'extérieur aussi. Rien d'illégal bien sûr dans le jeu de chaises musicales destiné à faire élire le prince à papa. Mais quel exemple donné à la jeunesse qui rame, qui trime dur pour un avenir incertain! Quelle image d'une politique qu'on claironnait exemplaire! Lamentable! J'irai plus loin, méprisant!

Décidément, ces pratiques d'un autre temps ramènent Paris à deux lieux de Cloche merle.

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