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10 septembre 2009

Recherche friandise ...pour affinités.

   Jusque là, l’Etat, lorsqu’il lançait un grand emprunt, offrait une friandise pour attirer les souscripteurs.

A la fin des années cinquante (comme c’est loin), le célèbre ministre des finances Antoine Pinay, pour attirer le chaland, offrit l’exonération des droits de succession. Ainsi des fortunes entières ont pu passer aux successeurs en toute légalité, sans bourse déliée. Intéressant non !...

Plus près de nous, Raymond Barre se tailla un beau succès en exonérant d’impôt une partie des intérêts rapportés par l’emprunt. Pas mal non plus !

Giscard lui-même, battit tous les records de miel, en obligeant les caisses de l’Etat, à rembourser à la joyeuse ruche des souscripteurs, plus de deux fois la mise. C’est une belle tartine sur la biscotte, n’est-ce pas ?

Alors me direz-vous, vive l’emprunt Sarkozy ! On en aura pour sa confiture.

Doucement l’enthousiasme !. Le bon temps, c’est fini ! Des mains malicieuses ont retiré les pots de confiture. Plus moyen de se goinfrer.

En 2001, les députés félons. En fait les députés de droite comme ceux de gauche, avec une belle (et rare) unanimité, ont voté une loi étrange, passée inaperçue, qui modifie la règle des finances publiques. Cette loi interdit en particulier les pratiques alléchantes pour les emprunts d’Etat. C’est encore plus douloureux à dire, elle est pratiquement irréformable par la volonté du Prince car c’est une loi organique réformable par les deux chambres réunies obligatoirement en congrès à Versailles.

Voilà bien notre Président rantanplan bien en plant. Plus moyen de graisser la patte aux souscripteurs, aucune possibilité en vue pour attirer les gourmands.

Le seul moyen d’assurer le succès du futur emprunt est d’augmenter son taux de rentabilité : 4 ou 4,5% seraient bien vus. Bonne pâtisserie oblige, on n’étalera pas la confiture, on fourrera le gâteau, ça se verra moins.

Mais les banques qui sont les courroies de transmission de l’emprunt, se sucrent au passage : 1% si elles sont raisonnables, 1,5 quand elles le sont moins ce qui est généralement le cas. Petit chiffre 1%, mais gros profit qui s’ajoutera aux sommes à rembourser.

On va donc décoller avec quelques lourdeurs lestés par 5 ou 6%de charge, à cause du looping médiatique de not’bon Président.

Quand on sait que sur les marchés financiers l’Etat emprunte aisément entre 1 et 2% pour couvrir un déficit galopant, soit à quatre ou cinq points de moins : on appelle ça « se foutre » du monde.

A force d’être gouvernés par coups de bluffs qui tiennent lieu de réformes, on risque fort de se retrouver en rade…comme le Clémenceau.

Dieu sait si le « Tigre » , sans doute déjà fort peiné par les éternuements de l’hélice du bâtiment de guerre qui porte son nom, en rougirait de colère !

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