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29 juillet 2008

A tordu...tordu et demi!

Dans une précédente note, j’annonçais le coup tordu du mois d’août. Nous sommes en avance. Fort habilement l’affaire a été rendue publique en catimini à la veille du week-end du 14 juillet, en pleine léthargie estivale, ce qui prouve qu’en haut lieu on a tenté de privilégier la discrétion. Comme toujours, quand on veut trop dissimuler, c’est raté.

Ce vendredi 11 juillet donc à 17h30, revoilà une affaire Tapie sur fond de bruit de bouchon de champagne (réserve Tapie). Une affaire de plus dira-t-on ? Sauf que celle-ci est de taille, autant financièrement qu’en droit. Elle interpelle à la fois le citoyen et le contribuable.
Ignorant de citoyen qui pensais que la Cour de Cassation était le dernier échelon de la Justice et que sa décision était souveraine ! Détrompe-toi ! Voici la preuve irréfutable que ce n’est pas vrai … pardon ! que ce n’est « plus » vrai.

Le 9 octobre 2006, la Cour de Cassation décide de casser les attendus de la Cour d’appel de Paris condamnant le CDR, autrement dit le Crédit Lyonnais, à verser la somme de 135 millions d’euros à Mr Tapie. C’était fini, Tapie avait épuisé tous les recours, il avait définitivement perdu ses procès et son argent.
Cela se passait…en 2006, sous la bonne vieille gouvernance chiraquienne. Mais voilà, il y a eu la rupture de 2007 et nous sommes désormais en royaume de Sarkozy. La Cour de Cassation…un machin ! (De Gaulle n’aurait pas osé le dire) qui n’empêchera pas le renvoi de l’ascenseur à la suite d’un « précieux » (c’est bien le mot) soutien électoral. L’arrêt de la Cour de Cassation est donc écarté d’une chiquenaude et on lui substitue la décision d’un vague comité de conciliation. Miracle encore l’Etat ne fera pas appel de cette dernière décision. On n’est plus à Paris, on est à Lourdes !

Contribuables donc, à vos portefeuilles pour payer les cierges. Le CDR, un « machin » (celui-là !) inventé pour éponger les dettes du Crédit Lyonnais n’a pas de fonds propres. Il est alimenté par les caisses de l’Etat… « suivez mon regard ! ». Or à ce drôle de machin qui a déjà beaucoup sué du burnous, on réclame 285 Millions d’Euros. Comme le cours de la vie augmente vite, ça fait 150 millions de plus qu’il y a deux ans. Heureusement dans cette somme est compris le dédommagement de quarante cinq millions pour « le préjudice moral » subi par le pauvre homme. Je suis sûr que le comique de ce dernier détail ne vous aura pas échappé et qu’il vous sera d’un grand secours lorsque vous aurez sous le nez votre avis d’impôt.
Et ce nigaud de Bayrou qui affirme que 285 millions d’euros c’est l’équivalent du salaire annuel de 11000 postes d’enseignants! De quoi se plaint-il, puisqu’on les a supprimés ?
La gauche a soigné Tapie, la droite le ressucite et l'enrichit.On peut affirmer sans s’appuyer sur une démonstration scientifique que L’argent est un fleuve tranquille qui coule toujours dans le même sens. Voilà un homme qui sait nager !
Attention pourtant, dans l’eau glauque de ce fleuve, j’entrevois quelques courants sournois. Malades en mal de remboursements, chômeurs, Rmistes, mal logés, salariés, petites gens, à vos bouées !
Mais qui diable avez-vous soutenu à la présidentielle de 2007 ? Maladroits que vous êtes !

25 juillet 2008

Quand on dérègle le temps...

Les négligences inadmissibles, les erreurs tragiques, les oublis dramatiques, les inattentions incompréhensibles, au fil de l’actualité se multiplient. On peut dire même que leur fréquence s’accélère.
Par deux fois en quinze jours, des pères qui apparemment ne sont pas des farfelus, ont oublié leur enfant dans la voiture garée en plein soleil. Oubli profond car ils n’ont été alertés ou ne s’en sont rendus compte que de longues heures plus tard quand l’enfant était mort.
Tout le monde a en mémoire la terrible méprise du sergent de Carcassonne qui a mélangé dans son chargeur balles à blanc et balles réelles. Ce cas n’est pas unique. Voici quelques années Brandon Lee, le fils de Bruce Lee, l’acteur mythique des films martiaux, est abattu en plein tournage, la balle réelle placée dans le révolver ayant été confondue avec une balle factice.
Le 22 juillet 2007, 26 pèlerins polonais sont tués à Notre Dame de Mésage, le conducteur du bus s’étant engagé dans la longue descente de Laffrey pour finir à l’endroit même où le 18 juillet 1973 43 personnes étaient décédées dans des circonstances similaires.
On pourrait multiplier à l’infini la liste des accidents survenus sur la route ou dans la vie de tous les jours à la maison et qui sont dus au manque de concentration, à l’absence de conscience d’un danger qui pourtant, au fur et à mesure de notre évolution, monte en puissance : téléphone collé à l’oreille en conduisant, autoroute à contresens, enfant tombant d’une fenêtre, noyades dans les piscines, etc..
Tous ces manquements nous révoltent bien sûr et nous les condamnons d’autant plus sévèrement que ce sont des innocents qui en sont les victimes.
Mais par delà la condamnation de ces anomalies comportementales ne faut-il pas s’interroger aussi sur un phénomène de société particulièrement préoccupant ? N’est-il pas en fin de compte la sanction terrible d’un mode de vie débridé ?
Le rythme de la vie moderne qui s’accélère ne laisse plus de temps au temps : plus le temps d’observer, de réfléchir, de se reposer, de se calmer, d’anticiper. Toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus de profit.
Mais le temps, lui, depuis l’aube de la création, va au même rythme, il est réglé à la seconde qui, imperturbablement, va du même pas. Nous avons été conçus, nous nous sommes développés, pour aller du même train. Notre cœur, notre cerveau, fonctionnent suivant la loi naturelle au rythme des jours, des mois, des saisons dont l’ordre ne saurait être changé. Accélérer le temps, c’est le fausser, c’est perdre ses repères. Rien d’étonnant donc que certains d’entre nous foncent sans discerner les contours du chemin. L’angoisse, le stress, les soucis du lendemain, font le reste.
La tentative d’installer les trente cinq heures hélas mal ficelée, mal présentée, mal préparée, n’en était pas moins une tentative pour corriger ces dérives, pour apporter un frein au surmenage et à la détresse professionnelle des plus fragiles. J’en veux terriblement au législateur qui n’a pas suffisamment fait preuve de réalisme pour asseoir son idée généreuse.
Quant à la mise en route du « travailler plus », c’est à mon avis une erreur grossière, pour ne pas dire stupide, que nous paierons un jour au prix fort. Car il n’est pas besoin d’être grand clerc pour constater que dans les sociétés dont on nous vente les modèles, ce ne sont pas toujours ceux qui travaillent plus qui s’enrichissent. En général, comme chez les cadres de Renault, ce seraient plutôt ceux qui trinquent le plus.

24 juillet 2008

Ne jamais dire: Tout ou rien!

Alors que les esprits s’opposent sur les diverses méthodes d’enseignement, tout responsable de pédagogie devrait avoir en tête avant tout le proverbe chinois suivant :
« Un homme n’est pas bon en tout, mais il n’est jamais bon à rien. »
Mon ami Francis, ancien professeur d’Espagnol m’a raconté une belle histoire :
« Tu te souviens de Ben …C ? »
Ben..C était, ( car malheureusement, à la suite d’un accident, il n’est plus) ce que le commun des mortels appelle un arabe et l’homme bien élevé, un magrébin.
Son père maçon et sa mère au foyer élevaient quatre enfants mais ne pouvaient leur transmettre la bonne culture, étant eux-mêmes analphabètes et ne connaissant (mal) de notre langue que les quelques mots nécessaires au quotidien. Le milieu social déteignant toujours sur les enfants, rien d’étonnant que Ben…C ait de grosses difficultés en Français et par voie de conséquence dans toutes les autres matières enseignées…sauf en Espagnol où l’on partait des fondamentaux.

Ce détail n’interpella pas le Conseil de Classe souverain qui décida que l’on ne pouvait rien faire de mieux que d’orienter l’élève vers « une voie de garage » : maçon ou mécanicien, telle serait sa destinée. Il en faut après tout, et il n’est pas dans mes intentions de déprécier ces métiers là. Mais le père maçon avait de l’instinct et cet instinct lui commandait d’avoir pour son fils plus d’estime que n’en avait l’équipe du Conseil de Classe. A la rentrée, on ne vit pas Ben…C cheminer sur la voie de garage.
Les années passèrent sans qu’on eût de ses nouvelles.
Un jour, en traversant le hall de la gare, Francis s’entendit interpeler :
« Monsieur !...Monsieur…vous-vous souvenez de moi ? »
« Bien sûr Ben…C…tu étais bon en Espagnol. Qu’est-ce que tu deviens ? »
« Je vais vous étonner. Je cherche du bouleau, ici, dans la ville, car je ne veux pas quitter le pays. »
« Tu as des diplômes ? …Un CAP peut-être ? »
« Je suis docteur en droit. »
Ce que n’avait pu faire la première école, la deuxième l’avait fait. Avait-elle été meilleure ? A mon avis la question n’est pas là. Moins rigide, moins conventionnelle, moins soumise au temps, elle avait eu plus de discernement pour mettre le pied de son élève dans le bon étrier.

21 juillet 2008

Soldat, où est ta victoire ?

Le 26 juin dernier, a eu lieu discrètement au cimetière de mon village une commémoration forte en émotions qui nous a renvoyés, tous ceux qui étions présents, aux affres d’il y a cinquante ans.
En cette fin février 1958, alors que la guerre d’Algérie faisait rage, le village de trois cents âmes apprenait, consterné, que Joseph Pérez, âgé de vingt deux ans, venait d’être tué, au sud de Tébessa, alors que quarante huit heures à peine le séparaient de sa libération des drapeaux. En mai de la même année son corps était rapatrié puis inhumé dans le caveau familial au cours d’une poignante cérémonie.
Cinquante ans plus tard, les survivants du groupe, qui combattaient avec lui au cours de la nuit fatale, aujourd’hui dispersés dans l’hexagone, ont tenu à se regrouper pour venir lui rendre hommage. Le chef du groupe a évoqué la tragédie en aparté. Trois expressions ont jalonné son récit comme des marques de fer rouge : « Blessé à la tête…toute la nuit…à l’aube dans l’hélicoptère.»
Puis, alors que nous repartions, quelques anciens d’Algérie ont parlé, d’une voix sourde, de leurs cauchemars nocturnes engendrés par les horreurs qu’ils ont vécues, et qui ont hanté souvent leur sommeil et qui quelquefois le hantent encore. Tout le monde sait que même parée de noms ronflants, il n’y a pas de guerre civilisée, ni de guerre propre; et pourtant ici où là, de par le monde, les hommes continuent de s’entretuer au nom de grands principes.

Je veux ici prolonger l’hommage fait à Joseph en lui dédiant le court extrait d’un nouvelle que j’ai écrite quelques mois auparavant et qui s’intitule : « Le complot »*

"Savez-vous Noured à quoi je compare la guerre ?...Je la compare à un jeu de dames. Comme à ce jeu, les deux adversaires s’y mangent aussi les pions. Quand il n’y a plus de pions, la partie est finie, on range tout en attendant la prochaine. Sauf qu’à la guerre, les pions sont des hommes. Des hommes comme vous et moi. Quand les états majors demandent le bilan des pertes et qu’on leur répond : « nous avons perdu mille hommes », dans la tête des stratèges, ces morts sont des pions. Demain ce sera dix mille, puis vingt mille, puis cent mille. Ils s’en affligeront par principe, mais ils ne se focaliseront pas longtemps sur le massacre ; seul, en définitive, comptera pour eux, le nombre d’hectomètres perdus ou gagnés sur le terrain. Les chefs militaires ou les dirigeants politiques, savent pertinemment qu’il faudra bien pourtant un jour arrêter la tuerie:
« Stop ça suffit s’écrieront-ils! Le temps est venu de discuter ! »
Ce qu’on ignore seulement au début de tout conflit, c’est le fameux seuil qu’il ne faudra pas dépasser pour pouvoir affirmer sans perdre la face devant l’opinion : « on discute ! » Cela me fait dire qu’à la guerre, les hommes meurent plus par addition que par soustraction. La paix se signe toujours sur des additions de cadavres. Il y a quelque chose d’hypocrite, sinon d'indécent, à reconnaître, lorsque tout est fini, combien les soldats tombés au front étaient de la matière d’hommes. Voilà les pions devenus des héros, des braves que l’on pleure, que l’on commémore aux monuments, après les avoir sacrifiés par régiments entiers avec une rigueur mathématique.»
La fumée bleue du cigare montait doucement du cendrier. On entendait le tic-tac discret de la pendulette d’officier dont le laiton poli brillait à contre-jour.
« Je pense vous en avoir assez dit pour vous faire réfléchir, mon cher ; allons maintenant rejoindre nos épouses, conclut tranquillement l’ambassadeur avant d’ajouter : demain, soyez exact à notre rendez-vous. »


Recueil de nouvelles intitulé : « Les Empreintes du diable », soumis à un comité de lecture pour édition.
Je rappelle le tître de mon roman: "Sur le chemin de Bételgeuse" à consulter sur Edilivre.com

17 juillet 2008

Une poésie pour un mauvais tour.

Un mauvais tour.

Il pédale, il pédale, il pédale,
Comme le vent, tout en couleurs,
Voyez passer le beau coureur.
Il avance , il avance, il avance,
Sous lui la route se déroule,
Vas-y champion ! scande la foule.
Il monte, il monte, il monte,
Aux autres la peine, à lui l’aisance,
Il va gagner le Tour de France.
Il roule, il roule, il roule,
Il aperçoit dame Victoire :
Bonjour richesse ! Bonjour la gloire !
Il pousse, il pousse, il pousse
Et déjà reprend l’envol
Pour gravir un dernier col…


Il ahane, il ahane, il ahane ;
Le souffle devient court, la volonté s’enlise,
La cadence faiblit et les forces s’épuisent.
Il lutte, il lutte, il lutte ;
Malheur ! Voici le peloton
Qui le reprend…par les talons.
Il dérive, il dérive, il dérive,
Il a bien bu pourtant l’étrange pharmacie,
Mais la fée vénéneuse hélas n’a pas suffi !
Il pleure, il pleure, il pleure,
Il s’est noyé dans la souffrance…
Il a perdu le Tour de France.

C.F. Juin 2006

15 juillet 2008

De l'air pur, je vous en mets combien?

Nos ancêtres n’auraient jamais pu imaginer, eux qui buvaient dans le creux de la main au griffon de la source, ou qui remontaient le seau d’eau fraîche de leur puits, qu’on puisse un jour vendre l’eau en bouteilles.
Patience ! Pour l’air pur cela va venir. Il n’est plus loin le temps où l’on pourra entendre à l’étal du marchand :
« Et des bouteilles d’air pur comprimé, je vous en mets combien ? »
« Deux ! s’il vous plaît, que ça me fasse la semaine. »
« Celui-ci est plus cher, il vient du sommet du Mont Blanc. »
On pourra toujours respirer à pleins poumons, mais sous le masque. On ne dira plus « Libre comme l’air », mais le litre vaut tant ! ». Encore une liberté simple et gratuite qu’on aura réussi à mettre en bouteille.
Un journaliste l’autre jour a posé (sans rire) une question fort pertinente à un ancien entraîneur national:
« Est-ce qu’à Pékin, certains de nos sportifs mettront un masque antipollution ? »
L’autre a répondu (sans rire) à peu près ceci :
« Non ! ce n’est pas pratique. La préparation physique et le mental compenseront. »
Bon courage aux coureurs de fond, particulièrement aux marathoniens qui vont s’élancer dans la brume évanescente qui recouvre Pékin. Ozone, vapeurs sulfurées, particules de charbon, poussières toxiques, il en faudra du mental pour avaler tout ça. Comment feront-ils pour respirer ? On sera bien loin du site magique d’Olympie. Même la Pythie ne pouvait prévoir pareil désastre. Que voulez-vous, nos modernes jeux de cirques ont un public nombreux et exigeant et des sponsors attrayants avec leurs substantielles largesses ! Ce serait une hérésie économique d’aller respirer l’air pur d’un site peu propice au profit !
Notez qu’au Tour de France, même en montagne, on ne fait pas mieux. Quand je vois pédaler nos coureurs avec tant d’entrain, je me pose toujours la question :
« Comment font-ils ? …Comment font-il, non pour grimper, mais pour respirer ? »
Autour d’eux, une nuée de motos, de voitures suiveuses, de voitures ravitailleuses, de véhicules techniques, alors que les effluves nocifs de la caravane publicitaire viennent tout juste de se dissiper. Dans les vapeurs d’essence, d’huile brûlée, d’émanations de moteurs surchauffés, on vient, avec une sorte de mauvaise haleine, sous leur nez, scruter une grimace, un rictus, la décomposition de leur visage fatigué. S’ils arrivent à respirer, c’est sûrement parce que les hélicoptères, là-haut, leur assurent la ventilation.
Que voulez-vous, le Tour de France est aussi à sa manière un jeu de cirque. Le téléspectateur, même s’il est loin d’être aussi excité, survolté, que le public des cols hors catégorie, veut lui aussi sa tranche de sensationnel, d’extraordinaire ou de dramatique. Comment faire autrement puisque les jeux du cirque captent salutairement la violence du citoyen.
« César, le peuple a faim ! »
« Donnez-lui des jeux de cirque ! »
Tout cela oblige assurément à avaler un grand bol d’air, fût-il pollué…

10 juillet 2008

Etre cocu et payer la chambre!

N’importe quelle ménagère qui ouvre son porte-monnaie, au marché, vous dira que son pouvoir d’achat s’effiloche. Le train des hausses va bon train : Essence, denrées alimentaires, gaz, électricité, loyers, transports, inscriptions en faculté…(attendons la fin du mois d’août pour compléter la liste)
Bref ! tout fout le camp !

Et les salaires ? …Ils sont bien sages, merci !

Et les retraites ? …Elles sont bien sages aussi, merci !

Et le remboursement des médicaments ? ..Il diminue, merci ! Enfin quelque chose qui diminue !

Mais voilà, le bon peuple ne veut pas de cette sagesse là. Il veut des salaires et des retraites et des remboursements de soins prêts à faire l’école buissonnière dès la rentrée. Alors il s’échauffe, il râle à tous les coins de rues : « On s’en fout des réformes, on veut des sous ! »
N’importe quelle ménagère qui sait que deux et deux font quatre vous dira donc que le pouvoir d’achat lui a posé un lapin. Elle le soupçonne même de quelque infidélité.

Combien de cocus, comme la ménagère ? C’est impossible à chiffrer. Il est vraisemblable cependant que leur nombre augmente rapidement de jour en jour . Vous voyez bien que, les remboursements mis à part, tout augmente !

Eh bien ! le gouvernement n’est pas d’accord. Les Français n’ont rien compris. De Gaulle nous traitait de veaux, aujourd’hui tout juste si on ne nous accuse pas d’être des ânes.
Et comme les ânes n’ont rien compris, on va leur expliquer à la télévision, à coups de spots, que puisque le gouvernement s’acharne à faire des réformes, qu’il économise sur l’avenir en supprimant des postes d’enseignants, le pouvoir d’achat nous est garanti… pour demain. Promis, juré ! C’est pour demain !

Le naïf : « Ils disent tout ça à la télévision, c’est pour demain ? »

La ménagère : « Oui ! Ils disent ça ! Et ça nous coûte 4,3 millions d’euros. »

Le naïf : « Soyons patients ! S’ils ont trouvé 4,3 millions d’euros, c’est que le pays n’est plus en faillite, que les caisses ne sont plus vides. Ces 4,3 millions d’euros vont augmenter le pouvoir d’achat des publicitaires. Vous voyez que ça commence bien ! Allez, notre tour viendra ! »

La ménagère qui fait la gueule en ouvrant son porte-monnaie : « J’appelle ça être cocu et payer la chambre. »

Molière ! pourquoi nous as-tu quittés ? Tu nous régalerais bien d’une nouvelle version des « Précieuses ridicules ! »

Etre cocu et payer la chambre!

N’importe quelle ménagère qui ouvre son porte-monnaie, au marché, vous dira que son pouvoir d’achat s’effiloche. Le train des hausses va bon train : Essence, denrées alimentaires, gaz, électricité, loyers, transports, inscriptions en faculté…(attendons la fin du mois d’août pour compléter la liste)
Bref ! tout fout le camp !

Et les salaires ? …Ils sont bien sages, merci !

Et les retraites ? …Elles sont bien sages aussi, merci !

Et le remboursement des médicaments ? ..Il diminue, merci ! Enfin quelque chose qui diminue !

Mais voilà, le bon peuple ne veut pas de cette sagesse là. Il veut des salaires et des retraites et des remboursements de soins prêts à faire l’école buissonnière dès la rentrée. Alors il s’échauffe, il râle à tous les coins de rues : « On s’en fout des réformes, on veut des sous ! »
N’importe quelle ménagère qui sait que deux et deux font quatre vous dira donc que le pouvoir d’achat lui a posé un lapin. Elle le soupçonne même de quelque infidélité.

Combien de cocus, comme la ménagère ? C’est impossible à chiffrer. Il est vraisemblable cependant que leur nombre augmente rapidement de jour en jour . Vous voyez bien que, les remboursements mis à part, tout augmente !

Eh bien ! le gouvernement n’est pas d’accord. Les Français n’ont rien compris. De Gaulle nous traitait de veaux, aujourd’hui tout juste si on ne nous accuse pas d’être des ânes.
Et comme les ânes n’ont rien compris, on va leur expliquer à la télévision, à coups de spots, que puisque le gouvernement s’acharne à faire des réformes, qu’il économise sur l’avenir en supprimant des postes d’enseignants, le pouvoir d’achat nous est garanti… pour demain. Promis, juré ! C’est pour demain !

Le naïf : « Ils disent tout ça à la télévision, c’est pour demain ? »

La ménagère : « Oui ! Ils disent ça ! Et ça nous coûte 4,3 millions d’euros. »

Le naïf : « Soyons patients ! S’ils ont trouvé 4,3 millions d’euros, c’est que le pays n’est plus en faillite, que les caisses ne sont plus vides. Ces 4,3 millions d’euros vont augmenter le pouvoir d’achat des publicitaires. Vous voyez que ça commence bien ! Allez, notre tour viendra ! »

La ménagère qui fait la gueule en ouvrant son porte-monnaie : « J’appelle ça être cocu et payer la chambre. »

Molière ! pourquoi nous as-tu quittés ? Tu nous régalerais bien d’une nouvelle version des « Précieuses ridicules ! »

Etre cocu et payer la chambre!

N’importe quelle ménagère qui ouvre son porte-monnaie, au marché, vous dira que son pouvoir d’achat s’effiloche. Le train des hausses va bon train : Essence, denrées alimentaires, gaz, électricité, loyers, transports, inscriptions en faculté…(attendons la fin du mois d’août pour compléter la liste)
Bref ! tout fout le camp !

Et les salaires ? …Ils sont bien sages, merci !

Et les retraites ? …Elles sont bien sages aussi, merci !

Et le remboursement des médicaments ? ..Il diminue, merci ! Enfin quelque chose qui diminue !

Mais voilà, le bon peuple ne veut pas de cette sagesse là. Il veut des salaires et des retraites et des remboursements de soins prêts à faire l’école buissonnière dès la rentrée. Alors il s’échauffe, il râle à tous les coins de rues : « On s’en fout des réformes, on veut des sous ! »
N’importe quelle ménagère qui sait que deux et deux font quatre vous dira donc que le pouvoir d’achat lui a posé un lapin. Elle le soupçonne même de quelque infidélité.

Combien de cocus, comme la ménagère ? C’est impossible à chiffrer. Il est vraisemblable cependant que leur nombre augmente rapidement de jour en jour . Vous voyez bien que, les remboursements mis à part, tout augmente !

Eh bien ! le gouvernement n’est pas d’accord. Les Français n’ont rien compris. De Gaulle nous traitait de veaux, aujourd’hui tout juste si on ne nous accuse pas d’être des ânes.
Et comme les ânes n’ont rien compris, on va leur expliquer à la télévision, à coups de spots, que puisque le gouvernement s’acharne à faire des réformes, qu’il économise sur l’avenir en supprimant des postes d’enseignants, le pouvoir d’achat nous est garanti… pour demain. Promis, juré ! C’est pour demain !

Le naïf : « Ils disent tout ça à la télévision, c’est pour demain ? »

La ménagère : « Oui ! Ils disent ça ! Et ça nous coûte 4,3 millions d’euros. »

Le naïf : « Soyons patients ! S’ils ont trouvé 4,3 millions d’euros, c’est que le pays n’est plus en faillite, que les caisses ne sont plus vides. Ces 4,3 millions d’euros vont augmenter le pouvoir d’achat des publicitaires. Vous voyez que ça commence bien ! Allez, notre tour viendra ! »

La ménagère qui fait la gueule en ouvrant son porte-monnaie : « J’appelle ça être cocu et payer la chambre. »

Molière ! pourquoi nous as-tu quittés ? Tu nous régalerais bien d’une nouvelle version des « Précieuses ridicules ! »

Etre cocu et payer la chambre!

N’importe quelle ménagère qui ouvre son porte-monnaie, au marché, vous dira que son pouvoir d’achat s’effiloche. Le train des hausses va bon train : Essence, denrées alimentaires, gaz, électricité, loyers, transports, inscriptions en faculté…(attendons la fin du mois d’août pour compléter la liste)
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Et les salaires ? …Ils sont bien sages, merci !

Et les retraites ? …Elles sont bien sages aussi, merci !

Et le remboursement des médicaments ? ..Il diminue, merci ! Enfin quelque chose qui diminue !

Mais voilà, le bon peuple ne veut pas de cette sagesse là. Il veut des salaires et des retraites et des remboursements de soins prêts à faire l’école buissonnière dès la rentrée. Alors il s’échauffe, il râle à tous les coins de rues : « On s’en fout des réformes, on veut des sous ! »
N’importe quelle ménagère qui sait que deux et deux font quatre vous dira donc que le pouvoir d’achat lui a posé un lapin. Elle le soupçonne même de quelque infidélité.

Combien de cocus, comme la ménagère ? C’est impossible à chiffrer. Il est vraisemblable cependant que leur nombre augmente rapidement de jour en jour . Vous voyez bien que, les remboursements mis à part, tout augmente !

Eh bien ! le gouvernement n’est pas d’accord. Les Français n’ont rien compris. De Gaulle nous traitait de veaux, aujourd’hui tout juste si on ne nous accuse pas d’être des ânes.
Et comme les ânes n’ont rien compris, on va leur expliquer à la télévision, à coups de spots, que puisque le gouvernement s’acharne à faire des réformes, qu’il économise sur l’avenir en supprimant des postes d’enseignants, le pouvoir d’achat nous est garanti… pour demain. Promis, juré ! C’est pour demain !

Le naïf : « Ils disent tout ça à la télévision, c’est pour demain ? »

La ménagère : « Oui ! Ils disent ça ! Et ça nous coûte 4,3 millions d’euros. »

Le naïf : « Soyons patients ! S’ils ont trouvé 4,3 millions d’euros, c’est que le pays n’est plus en faillite, que les caisses ne sont plus vides. Ces 4,3 millions d’euros vont augmenter le pouvoir d’achat des publicitaires. Vous voyez que ça commence bien ! Allez, notre tour viendra ! »

La ménagère qui fait la gueule en ouvrant son porte-monnaie : « J’appelle ça être cocu et payer la chambre. »

Molière ! pourquoi nous as-tu quittés ? Tu nous régalerais bien d’une nouvelle version des « Précieuses ridicules ! »

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