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29 mai 2008

Elisons un stagiaire!

En terme d’efficacité propre, une campagne électorale n’apporte rien au pays ; elle n’a pour vocation que de faire gagner un candidat et avec lui le camp qui le soutient. On peut y dire à peu près n’importe quoi (voir le président du pouvoir d’achat) l’essentiel étant de séduire l’électeur et accessoirement de lui faire avaler quelques belles illusions.

Depuis que la cinquième république existe, une fois que l’élection a rendu son verdict, tout bascule. Le candidat vainqueur, lorsqu’il s’installe dans les ors de la République , prend une nouvelle dimension pour être en mesure d’exercer le pouvoir, c'est-à-dire d’affronter les dures réalités.

Mais si la fonction présidentielle change l’homme, elle change aussi l’électeur dont les yeux s’ouvrent très vite et dont les rêves partent en fumée en quelques mois à peine.

La période que nous vivons ne faillit pas à la règle, en ce qui concerne l’électeur du moins, à ceci près que ce dernier semble avoir mis moins de temps à s’apercevoir qu’il avait été berné. Par contre ce qui a changé, c’est que le président Sarkozy refuse d’enlever ses habits de candidat : il continue la campagne. Après avoir subi la douche froide des sondages, le voilà qui repart à la conquête de ses électeurs en sortant chaque matin une promesse de son chapeau, c'est-à-dire en disant un peu n’importe quoi.
Mais là où il fait fort, c’est en s’aménageant une tribune solennelle face au congrès, c'est-à-dire face au pays. Voilà un Président de la République qui viendra lire un beau discours devant les assemblées, largement repris par les médias, puis qui tournera les talons sans daigner écouter les observations ou les critiques. Les débats auront lieu dans son dos, il n’y aura pas de vote, donc pas de possibilité de sanction. Encore un beau discours pour rien, un beau discours de campagne.

On peut accepter l’éloquence d’un candidat soumis à la sanction des urnes, pas celle d’un président qui refuse de se soumettre à un verdict. Cette démarche n’est pas républicaine. L’éloquence d’un président en fonction n’a jamais sauvé un pays. Par contre, utilisée solennellement sans contrôle, elle peut être dangereuse. On pourrait citer des exemples pas si éloignés que ça dans le temps.

Puisque les réformes constitutionnelles sont dans l’air, je vais en proposer une qui éviterait aux électeurs d’avoir la gueule de bois.
Lorsqu’un patron embauche un ouvrier, il le prend à l’essai comme stagiaire. Il ne le titularisera que s’il lui donne entière satisfaction. Eh bien, faisons comme les patrons, élisons un stagiaire !

25 mai 2008

On a mis le tigre dans notre moteur.

Le lecteur âgé de plus de cinquante ans se souviendra sans doute, du fameux slogan d’un distributeur de carburant : « mettez un tigre dans votre moteur ! »
A chaque plein d’essence, ou à chaque vidange chez certains distributeurs, vous aviez droit à des bon-points. Au total d’un certain nombre, on vous donnait en cadeau un morceau (en peluche) du bout de la queue du tigre, que l’on suspendait fièrement à la lunette arrière de sa voiture.
Aujourd’hui on ne nous propose plus de mettre seulement de la bonne huile dans notre moteur, mais aussi dans notre estomac.
L’Europe a importé massivement de l’huile de tournesol venue d’Ukraine . Or, cette délicate marchandise s’est révélée coupée à l’huile minérale pour moteurs, dans des proportions qui nous garantissent une bonne lubrification de nos intestins. En effet les 2800 tonnes livrées à la France ont été « enrichies » de près de 20 tonnes de ce beau dérivé d’hydrocarbure.
Cette fine opération concoctée par des escrocs assurément philanthropiques, a pu être réalisée au nez et à la barbe des autorités européennes, des services des douanes et de la répression des fraudes.
C’est la raffinerie d’une grande marque, qui finalement s’en est aperçu, un mois plus tard, et qui l’a signalé bien sûr aux autorités compétentes. Ces dernières ont aussitôt pris les mesures qui s’imposaient : retrait des rayons de l’huile frelatée ainsi que des plats cuisinés qui en contenaient.
On se sentirait rassuré, s’il n’y avait un « hic ! » : l’huile se comporte dans le milieu agroalimentaire comme la sève dans le tronc d’un arbre. Quand cette sève arrive par capillarité au niveau des branchages, elle se divise puis se disperse dans les ramifications des centaines de branches et branches dérivées, pour aboutir finalement aux extrémités des milliers de brindilles terminales.
Ainsi court l’huile frelatée qui ne peut plus être rattrapée : la mayonnaise, les sardines en boîte, les soupes, le poisson pané, les sauces à fondues, le surimi, les chips, les céréales petit déjeuner, les pâtes à tartiner, le beurre allégé, les barres de céréale, les cookies…ouf ! J’en oublie !
Mais ne paniquez pas, les autorités sanitaires sont là, pour notre bien à tous. Elles viennent de déclarer en substances (si je puis dire) « qu’en l’absence de toxicité », la vente des produits contenant moins de dix pour cent d’huile de tournesol frelatée serait autorisée.
Si vous êtes un grand optimiste, voyez les choses du bon côté. Considérez que vous n’aurez plus besoin de vaseline ;
Si vous êtes un grand pessimiste, il ne vous reste plus qu’à souhaiter que le baril de pétrole se négocie un jour à cinq cents dollars. Ainsi, l’huile minérale dérivée sera plus chère que celle de tournesol.
Bon appétit à tous quand même !

17 mai 2008

Moyenne, quand tu nous tiens!

Prenez un homme d’un poids respectable de 98 Kg, mettez-le à côté d’un congénère qui n’en pèse que 64, vous pourrez toujours dire que vous disposez d’un poids moyen de 81 Kg. Si vous laissez chaque individu disposer de sa masse musculaire, ce calcul est absurde car dans la réalité vous serez confronté à un fort et à un faible, l’homme de 81Kg issu de vos calculs, étant fictif.

C’est bien ce qui se passe dans le jeu des statistiques. Celles-ci dernièrement font état d’une augmentation du pouvoir d’achat de 3,7 pour cent. Et le gouvernement de s’emparer aussitôt de ce « résultat » inespéré pour le claironner aux six coins de l’hexagone.

D’abord ce chiffre est sujet à caution, celui de l’Insee étant de 2 pour cent sans que cet organisme prenne en compte l’augmentation de la population qui est de o,5 pour cent l’an. (environ 300 000 personnes/an sont exclues des calculs).

Pour revenir à la moyenne, entre le PDG d’une puissante firme dont le salaire a augmenté de 30 pour cent et le petit retraité qui verra sa retraite gonfler de 0,8 pour cent dès septembre, on pourra toujours brandir une bonne moyenne de 3,7. Le premier rigolera en douce, le second écarquillera les yeux. On voudrait nous faire prendre les vessies pour des lanternes, on ne « moyennerait » pas mieux.

« Ce résultat est l’effet des premières mesures ! Chante sans complexe le gouvernement : exemple la défiscalisation des heures supplémentaires ! »
Tout le monde sait que cette mesure, qui coûtera plus de six milliards, par un effet d’aubaine ne sert en général qu’à financer des heures supplémentaires qui existaient déjà. Autrement dit le plus gros du paquet fiscal va être empoché par les patrons. Entre l’ouvrier qui travaille plus pour gagner plus et la direction qui encaisse plus , sans lever le petit doigt, on pourra toujours calculer la bonne moyenne.

Conclusion (sans statistique) : le gain du pouvoir d’achat est, et reste concentré sur les plus hauts revenus. Pas sûr que ce genre de moyenne aide le pays à passer dans la classe supérieure.

16 mai 2008

Les rameurs sont tentés de quitter la galère.

J’ai devant les yeux la photo de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, au moment du vote sur les OGM . En bas quelques rangées de députés clairsemés qui semblent faire de la figuration, en haut, dans les tribunes, des centaines d’observateurs qui se pressent. On passe au vote : rejet du texte à une voix. Le lendemain, même scénario, cette fois en commission. Sept députés étaient présents. Ils rejettent d’une voix le texte de la réforme de la constitution. Trois députés UMP joignent leur vote à celui d’un communiste. Ensemble tout est possible.
Cet état de fait désolant m’inspire trois réflexions :

La première c’est que nous vivons sous une drôle de République qui ne paraît avoir bien fonctionné que lorsque elle était dirigée par des hommes d’état solides appelés justement « monarques républicains ». C’est d’ailleurs pour limiter l’influence trop envahissante d’un seul homme que les bons esprits ne cessent de réclamer plus de pouvoir pour le parlement. Mais voila que celui-ci avec ses interventions timorées et décousues, donne le spectacle d’une efficacité médiocre qui n’incite guère à augmenter ses prérogatives.

La deuxième observation, c’est que le Président de la République, que ce soit directement ou par le truchement des hommes qu’il a mis en place, a du mal a tenir ses troupes. C’est le signe évident qu’il ne domine pas son sujet. Hier chez les ministres, c’était la cacophonie ; aujourd’hui, dans la majorité parlementaire, ça tourne à la débandade. Le capitaine se prétend solide à la barre, mais les rameurs sont tentés de quitter la galère. Leader contesté dont le prestige s’effrite, le Président voit le sable se dérober sous ses pieds. Or, être incapable de tenir ses troupes, c’est s’exposer à de grandes difficultés pour gouverner.

Enfin ma troisième observation portera sur le comportement des députés de la majorité. Je dirai que ces derniers ont été victimes, comme leurs électeurs du reste, de ce que j’appellerai le syndrome de la campagne électorale : un candidat brillant, une campagne électorale sans faille, avec son lyrisme, son enthousiasme, sa forte adhésion populaire. Ils ont cru, eux aussi, à leur façon, aux lendemains qui allaient chanter. Et puis on connaît la suite : un président léger qui se croit encore en campagne, qui ne connaît pas toujours ses dossiers, qui est sujet à de nombreuses foucades et dont le comportement récent ressemblait davantage à celui d’un adolescent qu’à celui d’un chef d’état chevronné. « Il est comme ça ! » n’est pas un argument sérieux pour justifier ses dérapages. Or il est loin le temps ou les députés de la majorité, le doigt sur la couture du pantalon, se faisaient traiter de godillots. Les hommes ont mûri avec les institutions, sans compter les chiraquiens, si méprisés, qui saisissent toutes opportunités pour régler leurs comptes.

Ne nous réjouissons pas trop vite de cette incohérence, elle est mauvaise pour le pays. Une politique qui a reçu l’aval du Suffrage universel, qu’on l’approuve ou qu’on la combatte, doit tenir son cap. Il sera toujours temps d’en corriger les effets, si elle est mauvaise, sous une autre majorité. Tout sauf le désordre, ce signe malheureux de l’incompétence ! Si la nature a horreur du vide, la politique aussi ; car on ne sait jamais par quel appel d’air ce vide se comblera. On peut être légitimement inquiet de la direction de certaines réformes; il faut craindre davantage que la France soit mal gouvernée.

09 mai 2008

Pouvoir sans conscience...

Comme on n’a jamais pleinement conscience du bonheur de vivre dans une démocratie, il est de bon ton, chez-nous, de brocarder la politique et ceux qui la pratiquent à tous les niveaux de l’Etat. Combien de fois n’avons-nous pas entendu la phrase assassine : « les politiques sont tous des pourris »
Ces « pourris » pourtant, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs tentations, leurs chamailleries parfois ridicules, ont veillé scrupuleusement jusque là sur nos libertés, nous garantissant la pérennité de notre régime républicain.
Pour parler comme les gens irréfléchis, je dirai que « certains d’entre nous aillent faire un stage ailleurs! »

Car le pire, en ce moment, est ailleurs. Voyez la Birmanie, voyez ce pauvre peuple, victime d’une épouvantable catastrophe naturelle de loin supérieure au tsunami. On annonçait 350 morts, ils sont 23000 qu’on ne peut plus cacher. Si l’on ajoute à ce nombre terrifiant les 42000 disparus, dont très peu seront retrouvés vivants, on n’est pas loin des 70000 victimes. Saura-t-on un jour le nombre de blessés ou d'estropiés ? A ces malheurs, à ces chagrins, s’ajoutent les effets attendus de la dévastation d’un cyclone qui a laminé récoltes, animaux, arbres, maisons : les épidémies, la famine, et avec la perte des habitations, la privation du confort le plus élémentaire.
L’ampleur d’un tel désastre n’est pas à la mesure d’un seul état, fût-il puissant et riche. Il faut, pour l’atténuer, la solidarité des pays étrangers qui en ont les moyens. Cette solidarité est prête à intervenir. Or le gouvernement de la Birmanie la refuse. La junte militaire accepte vivres et argent, (qu’elle distribuera suivant ses seuls critères) mais ne veut pas d’une ingérence humanitaire. Elle ne la veut pas parce que son principal souci n’est pas de soulager la détresse de son peuple, mais de se maintenir au pouvoir.
Que des équipes humanitaires entrent sur son territoire, suivies d’une cohorte de journalistes, de gestionnaires, d’observateurs, voila sa principale crainte. Elle ne veut pas montrer au monde, ce qu’elle cache depuis 46 ans. Elle ne veut pas non plus qu’avec des hommes libres, entrent des idées susceptibles de réveiller le peuple.

On retrouve encore ici, la constante historique de tous les dictateurs qu’on a vu opérer en tous temps et en tous lieux : peu importe pour eux que des hommes, des femmes, des enfants, meurent ; ils ne sont pas comptables de la vie, mais du seul pouvoir, avec les privilèges qui s’y rattachent.
Rien d’étonnant donc que la junte soit davantage attachée au succès d’un référendum destiné à asseoir un peu plus sa suprématie, qu’au sauvetage de ce qui peut encore être préservé.


Ayons ici une pensée pour Mme Suu Kyi, lauréate du Prix Nobel de la paix, privée de liberté pendant ces 18 denières années. C'est une femme seule, sans pouvoir certes, mais avec une conscience.

08 mai 2008

Plus je fais de l'algèbre, moins je la comprends!

Je ne voudrais pas jouer le rabat-joie ou l’oiseau de mauvais augure, mais ce mois de mai, je le sens mal. Il me semble trop calme, trop terne, empreint d’une fausse résignation. On n’y sent pas la sève du printemps, il ressemblerait presque à un mois d’automne.

Les Français auraient-ils conscience que la France n’a plus les moyens de se payer un nouveau mai 68 ou seraient-ils totalement déroutés ? A mon avis ils sont déroutés ; et n’en cherchez pas bien loin la raison. Ils sont déroutés tout simplement à cause de « l’algèbre ! ». Oui ! vous avez bien lu, c’est la faute à l’algèbre.

Au cours de sa campagne électorale Nicolas Sarkozy nous a certes dressé un faux décor qui actuellement s’écroule, au dire de certains grincheux; mais les causes de la mauvaise passe du Président ne sont pas là. La faute essentielle de notre Président est d’avoir délaissé l’arithmétique pour passer à l’algèbre. Même les mathématiciens débutants savent qu’en algèbre, au gré des mystères d'une équation, les plus se transforment en moins et les moins deviennent des plus. Voici quelques équations édifiantes :
Payer plus, pour moins de soins ; moins de maîtres, moins de temps, pour plus d’éducation ; travailler plus, plus longtemps, pour moins de pouvoir d’achat ; moins des droits de l’homme mais plus d’Airbus; un président moins populaire, mais plus sérieux ; un premier ministre plus présent, mais moins populaires ; plus le gouvernement fonce, plus il se démène, moins on avance. J’ai compté et recompté : toujours le même résultat ! Si vous êtes calé, additionnez toutes ces équations, comme moi vous devriez trouver le résultat suivant : plus de riches et plus de pauvres. Si vous avez la chance de trouver l’inconnue « x » attention ! Si "x " égale zéro, c’est que les plus et les moins s’annulent.

On a quatre ans pour trouver la bonne solution. Sinon, il faudra tout recommencer !

Pardonnez-moi de me livrer à un genre farfelu. Que voulez-vous, on joue à des jeux bêtes quand on s’ennuie. Vraiment, ce mois de mai, je ne le sens pas.

Plus de soleil, moins de loisirs : les saisons ne sont plus ce qu’elles étaient.
Aussi en 2008, moins de pigeons, mais plus de faucons.
Espérons tout de même ! Sous les pavés…la fantaisie ! Il est temps encore de sauver le printemps !

05 mai 2008

un fascisme d'Etat

Il y a, de par le monde, un mouvement inquiétant, radical, immoral, qui laisse à penser que la solidarité entre les peuples, déjà mise à mal par les politiques des puissants, est en train de disparaître .
En effet, de plus en plus, les contrées riches veulent garder pour elles seules leur prospérité ; elles ne souhaitent plus prendre en charge une part de la pauvreté de leurs voisins, fussent-ils des compatriotes.
Les Tchèques se sont séparés des Slovènes, les Flamands ne veulent plus des Wallons, L’Italie du nord râle contre le Sud, et en Espagne la Catalogne semble en froid avec l’Andalousie. Hier enfin, la région de Santa Cruz, la plus riche de la Bolivie, vote à plus de quatre vingt pour cent (vingt cinq pour cent d’abstentions) le principe de son autonomie, rejetant un peu plus les pauvres dans leur ghetto.
Il ne s’agit plus, comme chez les Basques, de divisions historiques, mais de divisions économiques camouflées sous le nationalisme. Le « chacun pour soi » qui a contaminé les individus, se répand désormais dans les provinces, à l’intérieur d’un même Etat.
Alors que le bon sens devrait pousser les nations éparpillées à s’unir pour défendre les intérêts vitaux de la planète, voila qu’un mouvement incite les peuples à se barricader derrière leur frontière pour préserver leur niveau de vie. Cette politique à courte vue qui n’est pas autre chose qu’un fascisme d’état, se retournera à brève échéance, contre leurs auteurs. Masser des pauvres à sa frontière, c’est y masser des divisions du désespoir.
Raison de plus pour nous, d’encourager les efforts que l’Europe fait pour intégrer les pays en retard, et de fustiger la politique des Etats-Unis dont l’égoïsme aveugle favorise à contrario les divisions afin d’affaiblir les régimes qu’ils détestent.
Grossière erreur ! Les ventres creux n’ont pas d’oreilles ; ils n’ont pas de morale non plus ; ni de civilisation. Ils ne sont perméables qu’à la manipulation mentale des extrémistes. Contre ces derniers, les armes nucléaires sont un dispositif de défense inadapté. On l’a bien vu, un certain Onze Septembre.

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