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01 avril 2008

Gênant comme un coq.

Récemment, la presse a relaté la séance d'un tribunal devant lequel les propiétaires d'un coq avaient été traînés par leurs voisins. Cet important fait divers m'a inspiré sur un autre blog le poème suivant:

Un coq au tribunal.


C'est un cri, et non un chant,

C'est disgracieux, tonitruant.

Quand ça vous réveille,

ça vous écorche les oreilles.

Et c'est souvent à minuit

Qu'il célèbre le temps qui fuit.

Ma maison, monsieur le juge

Est mon seul refuge.

J'y veux la paix du citoyen

Qu'on m'en donne les moyens.


Certes, répond le juge

ça s'apparente à une purge.

Ce n'est pas Pavarotti,

Encore moins Tino Rossi.

Pourtant,s'il n'est pas un ramage,

Ce chant nous vient du fond des âges.

Jusque là, nul, fût-il bougon,

N'a contesté cette chanson.



Débouté, pour le chant du coq!

Et toc!



Autorisé le volatile

A redevenir volubile.

Il pourra, dès le matin,

Chanter la gloire des crétins.

Sans aller jusqu'au Pont d'Arcole

Les oies, ont bien sauvé le Capitole.



Le salaire d'un juge n'est pas zéro,

Il en coûtera donc cinq cents euros

Au détracteur du coq.

Et toc!