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26 février 2008

La folie du profit.

La chute du mur de Berlin, conséquence directe de l'effondrement du régime communiste en Union Soviétique, n'a pas été seulement le phénomène historique de libération des peuples de l'Est. Ses conséquences économiques sont autrement plus retentissantes et leurs effets pervers plus incalculables. En effet la faillite du système soviétique a laissé place nette au capitalisme vainqueur et triomphant. Or tout pouvoir qui n'a pas de contre-pouvoir est rapidement amené à commettre des excès. Mondialisation, fonds de pension, mouvements spéculatifs, volatilité des capitaux, affolent les marchés, dérèglent les économies. L'appétit des actionnaires oblige l'industrie traditionnelle à se positionner dans les bassins où la main d'oeuvre est docile et peu exigeante.
La folie du profit s'est emparée du monde.
Du coup, les gouvernements qui jusque là prônaient le libéralisme comme la panacée, subissent un coup de froid. L'interventionnisme de l'Etat redevient à la mode.
Ainsi, le très libéral Royaume Uni se voit contraint de nationaliser la banque Nothern pour la sauver de la crise des "surpprimes" et le gouvernement français inquiété par Mittal d'une part, tente timidement de surveiller l'envolée des prix à la consommation d'autre part.
On s'aperçoit soudain que la concentration des pouvoirs économiques aboutissent à des monopoles qui font la loi, qui se substituent au pouvoir politique, quand ils ne s'entendent pas sur le dos du consommateur comme dans les services téléphoniques.
Il est temps de se reprendre, d'organiser, de canaliser les mouvements de fonds d'une économie mondiale qui nous conduit au désastre. Vaste chantier! qui doit être mené par des hommes nouveaux, des idées neuves, des forces nouvelles, des intelligences lucides.
La sagesse ne sera-t-elle pas victime, une fois de plus, des égoïsmes nationaux?
Faudra-t-il encore une nouvelle catastrophe pour faire comprendre aux hommes la folie qui les habite?